La régénération dans le traitement des défauts infraosseux en 2018

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Information dentaire
La présence de défauts infraosseux est caractéristique de la maladie parodontale, maladie inflammatoire d’origine infectieuse. Le but du traitement parodontal, après le contrôle de l’inflammation, est la reconstruction des tissus parodontaux détruits, se traduisant cliniquement par une diminution de la profondeur des poches et un gain d’attache clinique. Si, en raison des limites biologiques de la cicatrisation, la reconstruction des tissus parodontaux détruits est impossible lorsque la résorption osseuse est horizontale, il est possible de l’obtenir en présence de défauts infraosseux.

GEPI Groupe d’Études en Parodontologie et Implantologie

Au fil du temps, différentes techniques chirurgi­cales ont été proposées pour reconstruire les tissus parodontaux en présence de défauts infra­osseux, depuis les premières greffes osseuses jusqu’à l’utilisation plus récente des facteurs de croissance [9].
Seule l’étude histologique permet de prouver que la régénération a été obtenue, caractérisée par la néoformation d’os, de cément et de ligament parodontal [18, 28].

De nombreux facteurs liés au patient, à la morphologie du défaut et à la technique chirurgicale influencent l’efficacité et la prévisibilité des résultats. Ils méritent d’être passés en revue avant d’étudier chacune des techniques de régénération.
Facteurs liés au patient

Ces facteurs, qui doivent être contrôlés avant la théra­peutique chirurgicale, sont multiples. Trois principaux sont à retenir : le diabète, le tabac et le contrôle de plaque.
Un diabète non équilibré peut affecter la capacité des tissus à régénérer en influençant de façon négative le processus de cicatrisation [26].
Le tabac est clairement associé à des résultats chirurgicaux de piètre qualité et à une régénération compromise [25].
Le risque d’exposition lors de l’utilisation de membrane est corrélé à la consommation de tabac [16].
Bien évidemment, un mauvais contrôle de plaque est associé à un état inflammatoire des tissus mous conduisant à une capacité de régénération altérée [23].
Facteurs liés à la morphologie du défaut
Les défauts osseux doivent être évalués selon leur profondeur, leur largeur et leur nombre de parois.
Le défaut doit pouvoir contenir le caillot sanguin et assurer un maintien de l’espace nécessaire à la régénération.

Un défaut dont la profondeur dépasse 3 mm est plus favorable à l’application d’une technique de régénération [10] tandis qu’un défaut à une paroi est un facteur de risque d’échec [5].
Facteurs liés à la technique chirurgicale

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