Rappels anatomiques et fonctionnels
Anatomie de la région linguale
La connaissance de la zone sublinguale est essentielle pour appréhender sereinement la chirurgie du frein lingual, qui se fera plan par plan lors de l’utilisation du laser.
La région sublinguale est peu vascularisée et peu innervée (fig. 1), la section chirurgicale doit se trouver à mi-chemin entre les orifices salivaires sublinguaux et l’insertion supérieure du frein sur le ventre de la langue pour éviter les obstacles anatomiques (fig. 2).
Anatomie des freins linguaux
En comprenant l’anatomie du frein de langue (fig. 3) [2], le praticien peut adapter son geste chirurgical ainsi que le choix de la puissance du laser.
Un frein uniquement fait de fibres transparentes (fig. 3b) est aisé à couper quelle que soit la technique choisie. En revanche, dans la majorité des cas, les freins contiennent des fibres musculaires (fig. 3c). Il s’agira alors plus d’un approfondissement du plancher buccal que d’une frénectomie. Dès lors, le Laser sera un choix judicieux pour réaliser la chirurgie en raison de son coefficient d’absorption dans les tissus mous et son pouvoir d’hémostase.
Rappels des dysfonctions possibles liées au frein restrictif lingual
Les freins restrictifs linguaux sévères peuvent entraîner diverses dysfonctions oro-myofaciales (déglutition, alimentation, prononciation, respiration buccale, tensions neuro-musculaires et troubles du sommeil) et perturber ainsi la croissance faciale de l’enfant [3].
La figure 4 indique un développement harmonieux de l’arcade maxillaire avec une langue pouvant aller se coller au palais au repos ou lors de la déglutition, les forces internes et externes entre la langue et les muscles s’équilibrent.
Sur la figure 5, une langue maintenue en permanence en position basse donnera un palais ogival et une dysharmonie de la croissance faciale. Au-delà de…


