Quelles manifestations cliniques doivent alerter le praticien ?
Le kyste résiduel est souvent asymptomatique et découvert fortuitement à l’examen radiologique.
Il peut occasionnellement créer des douleurs, un gonflement et/ou se surinfecter.
Caractéristiques radiologiques en 9 points clés
- Lésion ostéolytique radio-claire.
- Localisé au niveau d’un site d’extraction dentaire : il est centré sur la zone où se trouvait l’apex de la dent causale.
- Uni-loculaire.
- Homogène.
- De forme arrondie ou ovalaire (fig. 2).
- Bien délimitée, souvent bordée d’un liseré d’ostéocondensation périphérique (fig. 3).
- Une opacité centrale ou diffuse intra-kystique peut s’observer lorsqu’ils sont anciens (fig. 4). Elle est due à une calcification dystrophique du matériel cellulaire dégénéré contenu dans la lumière du kyste.
- Sa croissance est lente, ce qui se traduit par le respect des structures anatomiques avoisinantes.
- Exceptionnellement, ces structures anatomiques peuvent être refoulées.
Comment poser un diagnostic ?
En pratique, il faut l’évoquer devant une lésion osseuse sans critère d’agressivité, retrouvée chez un patient adulte ayant bénéficié d’une extraction dans ce secteur ; surtout s’il existait un antécédent de kyste ou d’infection dentaire en rapport avec la dent extraite.
Quelle est la prise en charge ?
- Il est conseillé de réaliser l’exérèse chirurgicale afin de :
- limiter l’expansion de la lésion,
- s’assurer du diagnostic et ainsi éliminer d’autres lésions kystiques ou tumorales (fig. 5).
L’analyse anatomopathologique met en évidence un revêtement épithélial kystique avec un épithélium malpighien peu spécifique (fig. 6). Un infiltrat inflammatoire, des cristaux de cholestérol ainsi que des…











