Les ulcérations aphtoïdes primaires

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°26 - 8 juillet 2026 (page 41-44)

1a. Ulcération aphtoïde présentant tous les critères diagnostiques d’un aphte vulgaire à la phase d’état de la maladie (ulcération superficielle, fond fibrineux de forme arrondie ou ovale de taille infra centimétrique entourée d’un érythème périphérique. b. Ulcération non aphtoïde caractérisée par une ulcération profonde avec une kératose périphérique.

Information dentaire

Les ulcérations sont des pertes de substances épithélio-conjonctives caractérisées par un fond fibrineux blanc-jaunâtre. On distingue :

- les ulcérations aphtoïdes qui présentent tout ou partie des critères suivants : érythème périphérique, perte de substance superficielle, fond fibrineux de forme arrondie ou ovale de taille variable (du millimètre jusqu’à plusieurs centimètres) (fig. 1a),

- les ulcérations non aphtoïdes (périphérie d’aspect variable : kératosique…), perte de substance souvent profonde, fond fibrineux de forme variable (fig. 1b).

Parmi les ulcérations aphtoïdes, on distingue des formes :

- primaires, caractérisées le plus souvent par des aphtes vrais qui sont des ulcérations idiopathiques ou favorisés par certains aliments (noix, gruyères, fraises, tomates non pelées…), un traumatisme ou un sevrage tabagique,

- secondaires, caractérisées par des ulcérations aphtoïdes et plus rarement des aphtes vrais. Ces ulcérations peuvent être secondaires à une maladie auto immune ou auto inflammatoire (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), vascularite, syndrome PFAPA (fièvre périodique - stomatite aphteuse - pharyngite – adénopathie), dermatose neutrophilique…), la prise de médicament, une neutropénie, une infection virale (herpès, zona, herpangine, maladie pied-mains-bouche, virus Epstein-Barr (EBV), Covid…).

Quelle est la nosologie des aphtoses primaires ?

L’aphtose primaire est une maladie caractérisée par des aphtes qui peuvent être sporadiques ou récurrents.

Les aphtoses récurrentes peuvent être simples ou complexes :

  • les aphtoses récurrentes simples sont caractérisées par des crises peu fréquentes d’aphtes espacées de périodes de rémission de plusieurs mois. Ce sont les formes d’aphtoses les plus courantes. Elles touchent les sujets jeunes avec un pic entre 30 et 40 ans, les aphtoses récurrentes complexes sont définies par la présence quasi constante d’aphtes buccaux primaires. Cette forme d’aphtose idiopathique est beaucoup plus fréquente que la maladie de Behcet qui est une aphtose secondaire.

Quelles sont les formes cliniques des aphtes ?

Il existe trois types d’aphtes : vulgaire, miliaire, géant (tableau 1, fig. 2a à c).

L’aspect clinique des aphtes varie en fonction du type d’aphte mais aussi en fonction de l’évolution dans le temps (fig. 3a à d).

3. Évolution naturelle des aphtes. Leur apparition est précédée d’une phase prodromique douloureuse d’environ 24 heures sans lésion élémentaire, suivie d’une phase érythémateuse préulcéreuse (a) qui évolue vers une ulcération avec un érythème périphérique à la phase d’état (b) et enfin une phase cicatricielle avec disparition de l’érythème et ré-épithélialisation de l’ulcération (c) sans laisser de cicatrice pour les aphtes vulgaires et miliaires et avec une cicatrice pouvant former des brides ou une plage scléreuse (e) pour les aphtes géants (d).

Comment poser un diagnostic ?

Le diagnostic d’aphte est posé d’après : l’interrogatoire : lésion douloureuse spontanément réversible, l’examen clinique : qui varie en fonction de l’ancienneté de la lésion et du type d’aphte.

Devant…

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