Le traitement des péri-implantites ou comment s’orienter dans le grand labyrinthe

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°41 - 29 novembre 2023 (page 22-26)
Information dentaire
Pour la seule année 2022, 341 articles ont été retrouvés dans la base de données PubMed (mots-clés : « treatment » et « peri-implantitis »). Une classification et une évaluation des différentes approches s’imposent. En 2021 et 2022, un spécialiste reconnu, Frank Schwarz, et son équipe de l’Université Goethe à Francfort ont publié deux revues systématiques de la littérature dont une avec méta-analyse [1, 2]. D’autre part, l’EFP (European Federation of Periodontology) a publié un guide de pratique clinique pour le traitement et la prévention des péri-implantites [3]. Nous nous appuyons sur ces travaux et tentons de vous présenter les principales conclusions.

Depuis 2017, la péri-implantite fait l’objet d’une définition consensuelle : c’est un état pathologique associé à la plaque dentaire, qui se forme dans les tissus péri-implantaires. Elle se caractérise par une inflammation de la muqueuse péri-implantaire et une perte de l’os de soutien. En l’absence de données d’examens antérieurs, trois éléments doivent être présents : saignement et/ou suppuration au sondage, poche supérieure à 6 mm, perte osseuse supérieure à 3 mm [4].

Sa prévalence est de 12 % au niveau des implants et 22 % au niveau des patients [5].

Laissons volontairement de côté le traitement de la mucosite ainsi que le traitement non chirurgical de la péri-implantite qui donne des résultats modestes et instables [6, 7], et concentrons cette analyse sur le traitement chirurgical des péri-implantites.

De nombreuses approches ont été décrites, mais le principal objectif de la chirurgie est de créer un accès à la surface implantaire, d’éliminer le biofilm, les dépôts calcifiés et, peut-être, les excès de ciment. La décontamination de la surface implantaire doit permettre d’arrêter la progression de la maladie et d’obtenir la cicatrisation de la lésion [8]. Des techniques régénératives ont également été décrites, celles-ci ont pour objectif de réparer le défaut intra-osseux et de permettre une ré-ostéointégration de la surface implantaire [9].

Traitement non reconstructif

Chirurgie résectrice

La chirurgie résectrice a pour objectif de permettre la décontamination de la surface implantaire et la modification de la morphologie des tissus péri-implantaires afin de faciliter le contrôle de plaque quotidien [8]. Cela implique l’élimination du tissu de granulation, un repositionnement apical du lambeau muco-périosté et d’éventuelles ostéoplasties et ostéotomies [10].

Plusieurs études cliniques montrent que cette approche chirurgicale améliore…

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