Nouvelle classification… #9 – Parodontite stade IV grade B

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°43 - 7 décembre 2022 (page 24-28)
Information dentaire
Parmi les grands changements présents dans la nouvelle classification des maladies parodontales et péri-implantaires, les formes de parodontite anciennement dites « agressives » ou « chroniques » sont regroupées dans la même catégorie dite « parodontite ». Ces parodontites sont classées en différents stades et différents grades.

Depuis les débuts de la rubrique, les auteurs ont illustré chaque stade et grade de la classification des maladies parodontales de Chicago 2017 jusqu’à la parodontite de stade III grade C.

Malgré plusieurs mois de recherche et la sollicitation du Collège national des enseignants de parodontologie, ils n’ont pas diagnostiqué de parodontite de stade IV grade A. En effet, les caractéristiques du stade IV ne sont pas compatibles avec un grade A.

Ils ont également questionné à ce sujet le professeur David Herrera, ayant participé à l’élaboration de la classification de Chicago 2017, qui leur a confirmé cette incompatibilité.

Ainsi, la rubrique ne présentera pas de parodontite stade IV grade A.

Qu’est-ce qu’une parodontite stade IV grade B selon Chicago 2017 ?

Il s’agit d’une parodontite sévère à progression modérée avec perte potentielle de toute la denture [1].

Les outils à notre disposition

  • Sonde parodontale
  • Radiographie rétro-alvéolaire avec angulateur de Rhin.

Notions abordées

  • Le stade est basé sur la sévérité et la complexité de prise en charge globale, l’étendue de la maladie (localisée ou généralisée si 30 % ou plus des dents sont atteintes) et sa distribution (incisive, prémolaire et/ou molaire).
  • Le grade fournit des informations sur le risque de progression de la maladie, les aspects biologiques, le pronostic du traitement et les effets sur la santé générale.

utilisation de ces notions

Le stade IV est caractérisé par :

  • une perte d’attache clinique (CAL)* interdentaire (dans le site le plus atteint et sur au moins 2 dents non adjacentes) ≥ 5 mm ;
  • une perte osseuse radiographique** s’étendant jusqu’au tiers moyen ou apical de la racine ;
  • un nombre de dents perdues pour raison parodontale ≥ 5 ;
  • une profondeur de poche ≥ 6 mm ;
  • une alvéolyse verticale ≥ 3 mm ;
  • la présence de lésions…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Le parodonte est-il genré ?

Ce qu’en dit la littérature scientifique Influence du sexe biologique sur le parodonte Sur le plan anatomique, le parodonte ne...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Le bon discours en… parodontologie

Introduction Le traitement parodontal non chirurgical est basé sur une thérapeutique initiale comprenant le débridement parodontal : il s’agit d’un...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Repousser les limites de la régénération : les clés de la réussite

Responsable scientifique : Matthias Rzeznik Conférenciers : Bruno de Carvalho, Kevimy Agossa Importance de l’anatomie lésionnelle et du diagnostic Le succès de...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Récessions gingivales mandibulaires : quels traitements retenir ?

Responsable scientifique : Guillaume ANDUZE ACHER Conférenciers : Julien MOURLAAS, Olivier CARCUAC, Sofia AROCA Les points essentiels dans le choix de la...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Gestion pluridisciplinaire des récessions gingivales associées à des lésions cervicales non carieuses

Les lésions cervicales non carieuses (LCNC) impliquent la perte de tissus durs au niveau de la zone cervicale des dents...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Multimorbidité et maladies parodontales : une vision en réseaux
Revue systématique de la littérature

RÉSUMÉ Objectifs Cette revue systématique a pour objectif de synthétiser les données disponibles sur les réseaux de multimorbidité associés à la...