Quelle est la juste place des restaurations coronoradiculaires directes collées en odontologie ?

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  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°1 - 29 février 2016 (page 25-39)
Information dentaire
Quelles sont les indications des restaurations coronoradiculaires directes collées sur dents dépulpées ?
A quels critères doivent répondre ces systèmes ?
Quels sont les limites des restaurations coronoradiculaires collées ?
Quelle en est la mise en œuvre clinique ?

La maîtrise des procédures d’adhésion à l’émail (1), sur la dentine (2) puis le développement des matériaux adhésifs de bio-substitution des tissus dentaires altérés, ont révolutionné les principes des préparations cavitaires et permis l’émancipation d’une dentisterie plus conservatrice. Cette approche objective la préservation d’un maximum de tissus dentaires originels, mais aussi la substitution des tissus perdus par des matériaux d’aspect et aux comportements mécaniques biomimétiques. Si les matériaux concernés constituent un indéniable progrès pour la qualité et la diversité de l’offre de soins, ils possèdent aussi des limites selon des facteurs intrinsèques et extrinsèques. Leurs propriétés efficientes sont souvent liées au respect de protocoles cliniques difficiles à maîtriser dans toutes les conditions, particulièrement pour les résines composites. Le développement quasi exponentiel des applications cliniques des procédés adhésifs favorisé par une volonté honorable de maîtrise responsable des tissus dentaires naturels, encourage les praticiens à les envisager à tous les « étages » de la restauration de la dent. Cet article propose de cerner les contours du domaine d’indications des restaurations collées et plus particulièrement des restaurations coronoradiculaires directes (RCRD) associant tenon fibré et résine composite. Nous évoquerons ainsi dans un premier temps en quoi l’évolution des systèmes adhésifs trouve des indications opportunes aux restaurations partielles collées pour les réhabilitations coronaires des dents dépulpées, puis nous tenterons de déterminer dans quelle mesure l’emploi de ces systèmes peut-il être aussi envisagé au niveau coronoradiculaire, plus profond et moins accessible. Nous étudierons alors les propriétés des matériaux disponibles à dessein en y intégrant l’influence de leur protocole de mise en œuvre dans différents contextes biomécaniques…

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