Restaurations adhésives partielles dans les secteurs postérieurs

  • Par
  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°1 - 15 février 2024 (page 6-16)
Information dentaire

– Comment évaluer une perte de substance ?

– Comment choisir le type de restauration indirecte collée ?

– Quel protocole clinique reproductible appliquer lors des préparations ?

– Quels sont les différents types de restaurations indirectes postérieures ?

La préservation tissulaire, la limitation des agressions pulpaires et le respect de la biomécanique de la dent sont devenus les éléments centraux des traitements restaurateurs et prothétiques actuels.

L’évolution des techniques adhésives, des biomatériaux et des moyens d’assemblage permet de repousser les limites et de s’affranchir des concepts mécaniques de la prothèse conventionnelle, à l’origine d’une perte tissulaire parfois excessive qui n’est plus acceptable d’un point de vue biologique et biomécanique de nos jours.

Les restaurations indirectes collées en céramique ou en composite ont supplanté la couronne périphérique pour la restauration des dents pulpées ou non dans les secteurs postérieurs.

Après un rappel sur les principes de la dentisterie biomimétique et des notions de biomécanique, nous aborderons l’analyse des pertes de substances et des facteurs permettant de faire le choix de la thérapeutique la plus adaptée, ainsi que des directives à respecter afin de pouvoir les mettre en œuvre.

Généralités

En dentisterie restauratrice, les praticiens sont confrontés de manière quotidienne à des pertes de substance plus ou moins importantes. Elles peuvent parfois être restaurées de manière directe en utilisant des composites, et de manière indirecte avec des pièces en céramique ou en composite réalisées au laboratoire ou en chairside par CFAO. Un des matériaux de choix pour ce type de reconstitution est la céramique et plus particulièrement le disilicate de lithium, dont le module d’élasticité se rapproche le plus de l’émail qu’il remplace et qui s’inscrit dans la lignée de cette démarche biomimétique [1]. Le développement de la zircone et celui des matériaux hybrides élargissent l’éventail des matériaux à la disposition du praticien.

Les restaurations indirectes sont indiquées pour des pertes de substance importantes et le remplacement d’une ou plusieurs cuspides. Elles s’inscrivent…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Dentisterie restauratrice : flux numérique et impression 3D

La fabrication additive des pièces prothétiques On distingue deux grandes méthodes de fabrication assistée par ordinateur : la fabrication soustractive...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Restaurations partielles collées après radiothérapie de la sphère oro-faciale : promesse risquée ou solution thérapeutique fiable ?

Le cas clinique présenté ici illustre cette démarche thérapeutique. À la suite d’un diagnostic de cancer des voies aérodigestives supérieures,...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Autotransplantation assistée par impression 3D

Cas clinique Une patiente de 17 ans a été adressée par son chirurgien-dentiste traitant pour avulsions des 16 et 26....
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Réhabilitation fonctionnelle et esthétique d’une amélogenèse imparfaite hypoplasique

L’amélogenèse imparfaite (AI) constitue un ensemble de pathologies génétiques rares affectant la formation de l’émail, avec une prévalence estimée à...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Réfection d’un bridge de type Rochette par un bridge collé cantilever antérieur en disilicate de lithium

Les bridges collés en cantilever, à la lumière du travail des pionniers, le Pr Mathias Kern de l’université de Kiel...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Risque de récidive orthodontique et bridge cantilever : quid de la contention ?

La proportion de patients présentant une ou des agénésies d’incisives latérales maxillaires est fréquente, touchant environ 4,6 % des hommes et...