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Une nouvelle classification des maladies parodontales

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Les connaissances sur les maladies parodontales ont réalisé des avancées majeures au cours des deux dernières décennies. La classification de 1999 [1] ne correspondait plus aux données acquises de la science. En effet, des études significatives avaient été réalisées durant cette période et avaient permis d’améliorer la compréhension de la progression de la maladie, des facteurs de risque associés ainsi que de la nature complexe et individuelle de chaque patient. Il était donc temps de promouvoir la mise en place d’une nouvelle classification. Pour cela, 170 experts venus du monde entier se sont réunis à Chicago sous l’égide de l’Académie Américaine de Parodontologie (AAP) et de la Fédération Européenne de Parodontologie (EFP). Une nouvelle « Classification des Conditions et Maladies Parodontales et Péri-implantaires » [2], fruit de trois années de travail, a donc été adoptée et publiée simultanément dans le Journal of Periodontology et le Journal of Clinical Periodontology.

Diagnostic des parodontites

La nouvelle classification servira de système de diagnostic pour les prochaines années dans le monde entier. Elle permettra aux cliniciens de diagnostiquer et de traiter les patients de façon optimale ainsi qu’aux chercheurs d’investiguer l’étiologie, la patho­genèse, l’histoire naturelle et le traitement des maladies parodontales. Dans cet article, nous nous limiterons à la nouvelle classification des parodontites [3].

Principales modifications pour la classification des parodontites

Les recherches entreprises depuis la classification de 1999 ont démontré qu’il n’existait plus une preuve scientifique suffisante pour considérer les parodontites agressives et chroniques comme deux entités pathophysiologiques distinctes. Ces deux formes chroniques et agressives sont donc regroupées dans la nouvelle classification sous le terme unique de « Parodontites ».
Une classification des parodontites fondée sur un système multidimensionnel de stades et de grades, comme celui utilisé en oncologie, a été adoptée [4]. Dans ce système, la définition du stade est basée sur la sévérité de la maladie ainsi que sur la complexité de sa prise en charge alors que le grade se réfère à des éléments biologiques tels que le taux de progression de la maladie, le risque d’une éventuelle évolution de la maladie ou ses répercussions sur la santé générale. Ce système de classification est une construction simple qui pourra facilement être adaptable au cours du temps en fonction de l’avancée des connaissances scientifiques.

Trois différentes formes de parodontites ont été…

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