Terminologie en cariologie. De l’intervention minimale à l’intervention optimale

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°30 - 10 septembre 2025 (page 30-34)
Information dentaire
Cet article a pour but de rappeler ce qu’est l’« Intervention Minimale » et de suggérer une nouvelle dénomination en adéquation avec son impact sur la maladie carieuse et sur la santé des patients.

À la lumière des nouvelles connaissances scientifiques et des évolutions techniques et technologiques en cariologie, il est impératif que la gestion de la maladie carieuse soit, à titre individuel, basée sur une approche préventive centrée sur le patient ainsi que sur la mise en œuvre des options thérapeutiques les moins invasives. Ce modèle, développé à la fin des années 1980, a été appelé « Intervention Minimale » (IM) [1-5]. Bien que présenté depuis bientôt quarante ans, ce concept apparaît toujours comme trop peu intégré en pratique clinique quotidienne en France comme à l’étranger [6-10] avec, de plus, de grandes disparités entre les UFR françaises quant à son enseignement [11, 12]. Il semble également que le terme même d’IM soit mal compris et trop souvent confondu avec intervention invasive a minima. En effet, une enquête par questionnaire a interrogé il y a dix ans un échantillon aléatoire de praticiens français à propos du concept de l’IM. Il est apparu que, bien que l’IM allait alors fêter ses 30 ans, 12 % ne savaient pas définir le concept et 83 % l’associaient aux interventions invasives a minima [6]. Si ces dernières font partie intégrante d’un plan de traitement répondant au principe d’IM (voir encadré ci-contre), elles ne sont pas systématiques, mais seulement indiquées lorsque la perte tissulaire est liée à des problèmes douloureux, fonctionnels et/ou esthétiques.

Nous allons rappeler ce qu’est l’IM et suggérer une nouvelle dénomination en adéquation avec son impact sur la maladie carieuse et sur la santé des patients.

Intervention minimale – les prémices

En 1992, Dawson et Makinson, tous deux Australiens, ont publié deux articles majeurs concernant l’IM. Le premier proposait une revue de littérature étayant l’intérêt de l’IM [4] et le second exposait les options thérapeutiques à intégrer dans un plan de traitement axé sur ce concept [5]. Ils décrivent…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Dentisterie restauratrice : flux numérique et impression 3D

La fabrication additive des pièces prothétiques On distingue deux grandes méthodes de fabrication assistée par ordinateur : la fabrication soustractive...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Restaurations partielles collées après radiothérapie de la sphère oro-faciale : promesse risquée ou solution thérapeutique fiable ?

Le cas clinique présenté ici illustre cette démarche thérapeutique. À la suite d’un diagnostic de cancer des voies aérodigestives supérieures,...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Autotransplantation assistée par impression 3D

Cas clinique Une patiente de 17 ans a été adressée par son chirurgien-dentiste traitant pour avulsions des 16 et 26....
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Réhabilitation fonctionnelle et esthétique d’une amélogenèse imparfaite hypoplasique

L’amélogenèse imparfaite (AI) constitue un ensemble de pathologies génétiques rares affectant la formation de l’émail, avec une prévalence estimée à...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Réfection d’un bridge de type Rochette par un bridge collé cantilever antérieur en disilicate de lithium

Les bridges collés en cantilever, à la lumière du travail des pionniers, le Pr Mathias Kern de l’université de Kiel...
Odontologie restauratrice

Article réservé à nos abonnés Risque de récidive orthodontique et bridge cantilever : quid de la contention ?

La proportion de patients présentant une ou des agénésies d’incisives latérales maxillaires est fréquente, touchant environ 4,6 % des hommes et...