Le déficit des régimes de base de la sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) s’établit à – 21,6 milliards d’euros en 2025, selon la Direction de la sécurité sociale (DSS) le 19 mars.
Un solde moins dégradé que ce qui était attendu dans la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026. La prévision tablait sur – 23 milliards d’euros. Cette amélioration (de +1,4 milliard) s’explique « principalement par des dépenses inférieures à celles prévues ». Les recettes, de leur côté, sont « globalement conformes à la prévision », malgré des allègements de cotisations, compensé par « davantage de recettes fiscales ».
La branche maladie concentre l’essentiel de la dégradation. Son déficit atteint -15,9 milliards, « conséquence directe du dynamisme des dépenses relevant de l’ONDAM ». Les dépenses d’assurance maladie s’élèvent à 265,4 milliards. Elles progressent de 3,5 %, un rythme légèrement supérieur à celui inscrit en LFSS 2025 (3,4 %).
La DSS souligne également le rôle du contexte macroéconomique. Le ralentissement de l’inflation (+ 0,9 % en 2025, après +1,8 % en 2024) pèse sur les recettes, tandis que les dépenses continuent d’augmenter du fait « des règles de revalorisation en vigueur ».
Les autres branches évoluent de manière contrastée : vieillesse à – 7,2 milliards, autonomie presque à l’équilibre, accidents du travail‑maladies professionnelles légèrement déficitaire, tandis que la branche famille stabilise un excédent de 1,2 milliard. Le FSV reste positif (0,4 milliard) mais en recul.
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