Ces liens que Lyon tisse au cœur du vivant

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°16 - 24 avril 2024 (page 80-85)
Information dentaire
Confluence thématique heureuse, l’amour, l’amitié et, de fil en aiguille, le rapport à la nature et à ses interactions, s’exposent aux musées de Lyon, ville des tisserands et de la recherche de pointe.

« Qu’un ami véritable est une douce chose »…

La Fontaine a raison ; mais on dit aussi « qui aime bien châtie bien » et c’est assez vrai entre amis qui peuvent à la fois tout se passer et résolument rien, au hasard d’une saute d’humeur, d’une rancœur réveillée, Pour un oui ou pour un non selon la célèbre pièce de Nathalie Sarraute. Au fait, comment et pourquoi choisit-on ou préserve-t-on ses amitiés ? C’est ce qu’interroge le Musée d’art contemporain de Lyon en s’appuyant sur ses collections, celles du British Council et les liens de jumelage de la ville avec Birmingham. Et ça tombe bien puisqu’il est aussi question ici des amitiés diplomatiques, utiles, subtiles et sujettes aux variations saisonnières de l’entente cordiale, surtout post-Brexit. Toiser le frère est toujours un peu croiser le fer, comme chercher l’alter-ego reste une affaire d’ego. Deux pays, deux amis, aiment jouter et se défier pour mieux s’admirer et se respecter, ce qui fait de leur amitié un sport à la fois de combat et de détente. Une connivence qui se paie d’exigence haute et stricte car on attend de l’autre autant que ce que l’on met de soi. Jauge et challenge, mais aussi échange, partage, coup d’épaule et précieuse main tendue, tous ces visages de l’amitié s’expriment en divers modes chez ces artistes contemporains qui, des deux côtés du Channel, sont venus à Lyon avec la ferme intention d’en recoudre.

De son côté, c’est aussi ce que fait Sylvie Selig en déroulant sur un étage entier du musée son impressionnante toile de 140 mètres sur 2 de haut où trois amis déambulent au long d’une onirique et ironique odyssée de l’art contemporain, racontée avec verve et au gré de sa pétillante fantaisie par cette octogénaire peintre, illustratrice, brodeuse, sculptrice et créatrice de graciles personnages poétiquement et aimablement déjantés, sa weird family.

De philia à…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

À découvrir

Article réservé à nos abonnés De notre correspondante sur place, Marie de Sévigné

La Marquise en direct de chez elle Si la grande épistolière tint si bien la gazette de Paris, c’est qu’elle...
À découvrir

Article réservé à nos abonnés Marc Dangleterre, prince de la couronne et roi du vélodrome

Il faut l’observer se concentrer, comme happé par l’épreuve qui l’attend, les deux mains accrochées au guidon. Départ dans cinq,...
À découvrir

Article réservé à nos abonnés Licornes d’abondance au musée de Cluny

À vrai dire, sa corne est une défense d’ivoire – précisément une incisive supérieure gauche. D’un mammifère, certes, mais marin...
À découvrir

Article réservé à nos abonnés À Nantes, coup de balai chez les sorcières

Qu’elle soit belle, rebelle, savante ou puissante, tout ça au fond c’est du même chaudron : elle est dangereuse, et de...
À découvrir

Article réservé à nos abonnés Ciel, mon romantisme !

Parmi les sens dérivés de l’adjectif romantique, deux s’opposent : l’un traduit un innocent charme sentimental, l’autre un coupable manque de...
À découvrir

Article réservé à nos abonnés L’art du temps retrouvé

Une journée bien meublée Profitant des galeries en enfilades du musée, la scénographie d’Une journée au XVIIIe siècle esquisse la...