Changements post-thérapeutiques à long terme et qualité des résultats après traitement de classe ii division 1 par rapport à des contrôles en classe i non traités

  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°3 - 30 juin 2018
Information dentaire
Le traitement de la classe II division 1 présente une bonne stabilité à long terme, avec des occlusions similaires aux patients en classe I non traités.

Une très grande proportion de nos patients présente une classe II division 1, et de nombreuses études se sont intéressées aux différents moyens de corriger cette mal occlusion. Les auteurs, dans cette étude, ont cherché à observer les effets à long terme de ces traitements et la stabilité des résultats comparés aux effets naturels du vieillissement chez des patients en classe I non traités.
 
Pour cela, ils ont inclus cinquante-deux patients ayant fini leur traitement orthodontique quinze ans auparavant et ayant reçu un traitement par bielles de Herbst suivi immédiatement d’un appareillage multi-attaches. Les modèles avant traitement (T0), immédiatement après traitement (T1), à la fin de la contention (T2) et quinze ans après la fin de la contention (T3) ont été comparés. Les rapports molaires, canins, le surplomb et la supraclusion ont été évalués. Tous les patients (âge moyen au début du traitement : 13,7 ans) présentaient une classe II division 1 sévère (surplomb moyen : 8,2 mm, ANB moyen : 5,5°). L’indice PAR a également été évalué pour chacun des participants. Le groupe contrôle était composé de patients ayant pris part à une étude longitudinale sur les effets de la croissance au niveau des arcades dentaires menée en Finlande, leurs moulages ont été pris à l’âge de 12 ans (T0), 15 ans (T1) et 33 ans (T3).
 
À T0, les deux groupes présentaient des caractéristiques très différentes pour tous les paramètres étudiés, puisqu’un groupe était composé de sujets en classe II division 1 et l’autre de sujets en classe I. À T1, le surplomb et le recouvrement étaient légèrement plus faibles dans le groupe classe II que dans le groupe contrôle, les rapports canins étaient similaires et les rapports molaires étaient légèrement différents (classe I pour le groupe classe II et très légère classe III pour le groupe classe I). À T3, le surplomb et le recouvrement étaient légèrement augmentés dans le groupe classe II par rapport au groupe contrôle. Les rapports molaires et canins étaient inchangés entre T1 et T3 dans les deux groupes. En ce qui concerne le score de l’indice PAR, il était plus faible à T1 dans le groupe traité que dans le groupe contrôle ; il en était de même à T3, mais de façon moins marquée. Les différences concernaient essentiellement l’alignement incisif, mais les auteurs font remarquer que vingt-et-un des cinquante-deux participants traités possédaient encore une contention fixe inter-canine mandibulaire pouvant expliquer cette discordance.
 
Les auteurs concluent donc que la stabilité occlusale à long terme des traitements des patients présentant une classe II division 1 est tout à fait satisfaisante, et que les résultats obtenus sont similaires aux sujets contrôles de classe I.

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