« Au 1er janvier 2026, 48 700 chirurgiens-dentistes sont en activité, soit + 2,2 % en un an », souligne la Drees dans une note sur la démographie des professions libérales de santé publiée le 2 juillet.
Depuis 2012, les effectifs ont augmenté de 20,3 %. Une augmentation plus marquée depuis 2022 (+ 2,5 % par an en moyenne, après + 0,7 % entre 2012 et 2021), conséquence à la fois du relèvement du nombre de places offertes à la formation depuis le milieu des années 2000 jusqu’en 2020 et de l’augmentation du nombre d’entrées sur le territoire de chirurgiens-dentistes diplômés à l’étranger.
Résultat : l’âge moyen de la profession a diminué de plus de 4 ans sur cette période (43,9 ans début 2026 contre 48,4 ans début 2012) et elle se féminise toujours plus : « les générations qui ont pris leur retraite depuis 2012 ont été remplacées par des promotions plus équilibrées selon le sexe, puis majoritairement féminines », détaille la Drees. Début 2026, la majorité des chirurgiens-dentistes sont des femmes (51 % contre 39 % début 2012).
Le salariat a le vent en poupe
Au 1er janvier 2026, près des trois quarts des chirurgiens-dentistes exercent en libéral exclusivement. Ce mode d’exercice continu de décroître au profit d’un exercice mixte alliant activités libérales et salariées (pour 8 % des chirurgiens-dentistes) ou exclusivement salarié (17 %). Les jeunes sont de plus en plus nombreux à faire ce choix : 9 % d’exercice mixte et 26 % d’exercice exclusivement salarié chez les moins de 35 ans début 2026, contre respectivement 5 % et 13 % début 2012.
Quel que soit le mode d’exercice, la pratique en cabinet individuel recule au profit de la pratique en cabinet de groupe ou en centre de santé début 2026, 60 % des chirurgiens-dentistes exercent dans un cabinet de groupe (contre 46 % début 2012), 16 % en centre de santé (contre 7 %) et 21 % dans un cabinet individuel (contre 44 %). 74 % des chirurgiens-dentistes libéraux exercent dans des cabinets de groupe, contre 51 % en 2012.
Dans le même temps, le nombre de chirurgiens-dentistes salariés en centres de santé a presque triplé, passant de 2 800 début 2012 à 7 600 début 2026.
Par ailleurs, toujours au 1er janvier 2026, 242 200 médecins sont en activité, de même que 75 300 pharmaciens, 26 400 sage-femmes, 111 400 kinésithérapeutes et 14 600 pédicures-podologues. Comme pour les chirurgiens-dentistes, les effectifs sont en hausse dans l’ensemble de ces professions, avec des tendances communes de féminisation et de rajeunissement.
Forte croissance du nombre de sage-femmes
La profession médicale enregistre la plus forte progression en volume, avec 5 000 praticiens supplémentaires en un an. Il y a désormais 101 000 généralistes et 141 200 spécialistes. Depuis 2012, les effectifs ont progressé de 12,2 %, portés notamment par l’arrivée de praticiens diplômés à l’étranger et par l’augmentation du nombre de places de formation décidée dans les années 2000. La profession est aujourd’hui paritaire, les femmes représentant la moitié des effectifs. L’exercice reste majoritairement libéral, mais le cumul avec une activité salariée se développe.
Chez les pharmaciens, les effectifs poursuivent leur rebond après plusieurs années de recul liées aux départs à la retraite. Avec 75 300 professionnels en activité, la profession atteint son niveau le plus élevé depuis 2012. Les femmes représentent 68 % des pharmaciens et l’exercice salarié continue de gagner du terrain, concernant près des deux tiers des professionnels. Cette évolution est particulièrement marquée en officine, où la part des titulaires libéraux diminue au profit du salariat.
Plus de 100 000 kinés
La profession de sage-femme poursuit sa forte croissance. Les effectifs atteignent 26 400 praticiennes et praticiens, en hausse de 35,2 % depuis 2012. Essentiellement féminine (97 %), la profession reste majoritairement exercée à l’hôpital, mais l’activité libérale progresse régulièrement. Plus d’un quart des sage-femmes exercent désormais exclusivement en libéral et les cabinets de groupe se développent.
Les masseurs-kinésithérapeutes sont 111 400 au 1er janvier 2026. Leurs effectifs augmentent en moyenne de 3,1 % par an depuis 2017. La profession se caractérise par un âge moyen de 40,2 ans et une majorité de femmes (53 %).
Enfin, les pédicures-podologues sont 14 600 en activité. Cette profession demeure l’une des plus jeunes, avec un âge moyen de 41,6 ans. Très féminisée (66 %), elle reste très largement tournée vers l’exercice libéral, choisi par 97 % des professionnels.
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