À l’approche des élections (15 – 22 mars 2026), l’association SPS – l’Institut pour la Santé des Soignants – publie, le 12 février, douze propositions à destination des candidates et candidats, rappelant que « la santé dans nos territoires commence par celle de nos soignants ».
Depuis plus de dix ans, SPS agit pour préserver la santé des soignants, devenue enjeu devenu majeur : 55 % des soignants se déclarent épuisés, 60 % rapportent des douleurs chroniques, 40 % déclarent avoir été victimes de menaces ou d’agressions verbale, tandis que 20 % des libéraux ont reçu un diagnostic de dépression.
Dans un contexte où l’attractivité des territoires ne peut « se limiter à la mise à disposition de locaux », SPS appelle les communes à considérer les soignants « dans leur globalité : entourage, équilibre de vie professionnelle et personnelle, conditions d’exercice ».
Les trois premiers axes visent à inscrire la santé des soignants dans les priorités municipales : nomination d’un élu référent, organisation de dialogues réguliers avec les soignants et intégration de cet enjeu dans les Contrats Locaux de Santé.
Pas de modèle unique
Le deuxième volet porte sur l’accompagnement : soutien au dispositif d’aide psychologique SPS (numéro vert 0 805 23 23 36), formation des agents municipaux « aux premiers secours en santé mentale » et promotion de l’activité physique via des partenariats sportifs. SPS encourage aussi l’implantation de « Maison des soignants » comme lieu ressource de proximité.
Les autres propositions concernent l’environnement d’exercice : facilités de stationnement, accès prioritaire à des logements, solutions de garde adaptées aux horaires atypiques, déploiement d’un plan local contre les violences faites aux soignants et soutien accru à la création de MSP (maisons de santé pluriprofessionnelles) et de CPTS (communautés professionnelles territoriales de santé)
Ces douze propositions s’inscrivent « dans une logique de graduation » laissant les communes agir quelle que soit leur taille ou leurs moyens. Il ne s’agit « ni d’un modèle unique ni d’un ensemble de solutions transposables en l’état à toutes les communes », précise SPS.
Ces actions doivent prendre en compte « les dynamiques locales existantes », mais surtout reposer sur une « co‑construction étroite avec les soignants et leurs représentants » afin que les politiques locales répondent réellement à leurs besoins et à leurs conditions d’exercice.
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