Dans un avis rendu le 16 février, l’Académie nationale de médecine appelle à « favoriser l’évaluation des pratiques de soins non conventionnelles (PSNC) » dites « thérapies complémentaires » afin de mieux repérer « des risques sanitaires graves, la perte de chance pour les malades et les dérives sectaires, qui s’attachent à certaines PSNC ». L’Académie rappelle que la médecine conventionnelle repose sur des essais cliniques randomisés contrôlés, fondements de la médecine fondée sur les preuves, et souligne que « la démonstration d’efficacité constitue aujourd’hui le principal défi » pour justifier l’usage des PSNC et parfois leur remboursement par les complémentaires santé. L’institution reconnaît que quelques‑unes de ces PSNC « ont fait l’objet d’une évaluation démontrant leur efficacité » et souhaite donc étendre les évaluations. Elle recommande que les études s’appuient sur des collaborations avec les structures expertes de l’évaluation (universités, hôpitaux, Inserm) et sur des critères de jugement objectifs tels que la douleur, les capacités fonctionnelles ou la qualité de vie. L’Académie préconise également d’intégrer ces pratiques aux dispositifs de pharmacovigilance, matériovigilance, nutrivigilance et au recensement des effets indésirables graves.
Évaluer les pratiques de soins non conventionnelles
- Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°8 - 4 mars 2026
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