Forces et faiblesses du système de santé français selon l’OCDE

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°40 - 20 novembre 2019
Information dentaire

Dans son Panorama de la santé 2019, publié le 7 novembre, l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) compare les indicateurs clés relatifs à la santé de la population et à la performance du système de santé de ses pays membres (soit 36 « démocraties de marché » selon les termes mêmes de l’organisation : du Canada à l’Estonie, de l’Irlande au Japon…).

Les deux points forts de notre pays ? Le taux de reste à charge le plus bas de l’ensemble des pays de l’OCDE « représentant seulement 2 % de la consommation finale des ménages » et la qualité des soins, « les hôpitaux fournissent des soins de grande qualité, comme le reflètent les taux de moralité dans les 30 jours suivant une crise cardiaque et un AVC inférieurs à la moyenne de l’OCDE d’environ 20 % et 10 %, respectivement », détaille l’organisation.

Nos trois points faibles ? D’abord le taux de tabagisme quotidien. Selon le rapport, « encore un adulte sur quatre fume tous les jours en 2018 », ce qui constitue le quatrième taux le plus élevé des pays de l’OCDE. 21 000 décès prématurés (avant 75 ans) sont directement liés au cancer du poumon et des dizaines de milliers d’autres liés aux maladies cardiovasculaires et respiratoires. Deuxième point noir : la consommation d’alcool, « cause majeure de décès et d’incapacité en France (8 000 décès sans compter les décès par accidents et autres morts violentes), avec une consommation encore 30 % supérieure à la moyenne », déplore l’OCDE.

Enfin, dernière ombre au tableau, la désertification médicale.
« Une part croissante des médecins en France sont âgés de 55 ans et plus – soit 45 % des médecins en 2017, contre 16 % dix ans plus tôt. Étant donné une densité de médecins assez stable ces dernières années, les départs en retraite pourraient accentuer les pénuries dans certaines zones rurales et sous-dotées, notamment pour les généralistes », s’inquiète l’OCDE. La densité de médecins est en moyenne de 3,2 pour 1 000 habitants (2,7 en zone rurale et 3,9 en zone urbaine) contre 3,5 en moyenne dans le reste de l’OCDE.

La France dépense un peu plus de 11 % de son PIB dans la santé (11,2 %). C’est l’un des pourcentages les plus élevés parmi les 36 pays membres de l’OCDE. L’organisation considère qu’en 2030, ces dépenses approcheront les 14 % du PIB.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Santé publique

Bonne tenue globale de la vaccination en 2023

L’adhésion et le recours à la vaccination sont en hausse en France, constate Santé publique France (SPF) à l’occasion de...
Santé publique

Journée mondiale sans tabac : « Protéger les enfants de l’ingérence de l’industrie du tabac »

« Protéger les enfants de l’ingérence de l’industrie du tabac », sera le thème de la « Journée mondiale sans tabac » du 31...
Santé publique

L’excès de sel européen

Chaque jour, les maladies cardiovasculaires tuent 10 000 personnes en Europe soit plus de 4 millions par an (42,5 % des...
Santé publique

Dengue : la recrudescence de cas importés inquiète

Dans un message adressé à tous les professionnels de santé le 23 avril, la Direction générale de la santé (DGS) alerte...
Santé publique

Cancer du sein : dépistage en baisse

« Les dernières données montrent un taux de participation au programme national du dépistage du cancer du sein qui reste faible...
Santé publique

L’EFP cible la « gen Z »

La « Journée européenne de la santé gingivale », organisée le 12 mai dernier par la Fédération européenne de parodontologie (EFP), a particulièrement ciblé la...