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Ce n’est pas la première fois que nous croisons le chemin d’une ancienne prothésiste devenue assistante dentaire (voir PAD n°5 de novembre-décembre 2015). Deux métiers à la fois proches et très différents, nous explique Heavenly, enchantée de sa reconversion.

est l’histoire d’un coup de foudre. Celui d’une collégienne de troisième qui, au Salon de l’étudiant, découvre le métier de prothésiste dentaire. Une idylle qui va durer quatre ans, le temps d’un bac pro en apprentissage et d’une année passée en laboratoire. Hélas, comme beaucoup d’histoires passionnées, le soufflé retombe : « Prothésiste dentaire est un métier très solitaire, raconte Heavenly. On est seul toute la journée devant sa turbine, sa fraise, ses instruments. Je me sentais délaissée. J’avais même l’impression de devenir folle ! » Pour elle, rien n’y fera plus. « Je travaillais dans un petit labo, mais dans les grosses structures c’est pire. C’est l’usine ! »

Retour sur le terrain

La rupture est consommée le jour où elle commence à s’intéresser au métier d’assistant dentaire. Sa nouvelle vie est là, elle le sent. Comme toutes les assistantes, elle entame une formation de dix-huit mois, qu’elle est aujourd’hui sur le point de terminer. Elle est en terrain connu. Ses connaissances en anatomie l’avantagent, et la filière de l’apprentissage lui convient parfaitement. « S’il avait fallu retourner à l’école pendant un an et demi sans discontinuer, j’aurais abandonné. Je suis une personne de terrain, j’apprends en situation », explique Heavenly.

Un métier solidaire, non plus solitaire

Elle travaille actuellement dans un cabinet de parodontologie. « J’adore la chirurgie. C’est un acte qui exige beaucoup de rigueur et d’anticipation. Le ballet praticien-assistante doit être réglé au millimètre près pour ne pas perdre de temps, chaque minute est précieuse. » C’est aussi un métier très technique. Désormais, Heavenly conjugue son goût pour la technique et son plaisir du relationnel.
Ce qui la pousse à se lever le matin, c’est aussi l’esprit d’équipe. Solidaire et non plus solitaire, son nouveau métier la comble. « Avec mes collègues, nous avons rédigé des « books » de référence sur les tâches courantes : la préparation des plateaux en fonction des soins, la stérilisation, et même la procédure pour fermer le cabinet le soir ». Elle se sent investie d’un vrai rôle médical : « J’aime accompagner le patient, le rassurer, faire de la prophylaxie, de la prévention. Être là pour l’aider dans les démarches administratives. Je suis utile et valorisée ».

Concilier toutes ses vies

L’ex-prothésiste estime que ce métier est idéal pour concilier vie professionnelle et vie personnelle. « Certes, les journées sont très intenses. On ne voit pas le temps passer. Il faut être débrouillard et physiquement en forme. On ne reste pas assis devant un ordinateur », rit Heavenly. Mais le respect des horaires de travail et l’ambiance détendue laissent du temps et de la disponibilité d’esprit pour la famille. Il en va autrement quand on est prothésiste : on ne quitte pas l’atelier sans avoir répondu à toutes les urgences, fréquentes.
Les qualités d’une assistante en parodontologie

La chirurgie ne souffre aucune approximation. L’assistante doit faire preuve de :
– réactivité (anticipation des gestes du praticien) ;
– concentration (connaissance parfaite du déroulement d’une chirurgie) ;
– organisation (préparation minutieuse des plateaux, gestion du planning sur l’ensemble de la semaine et non au jour le jour) ;
– rigueur (stérilisation, asepsie) ;
– pédagogie (prophylaxie, prévention, suivi des traitements post-opératoires).

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