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La convention dentaire par l’exemple clinique

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Information dentaire

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Après avoir détaillé, au cours des deux premiers articles, le principe général d’équilibrage, visé par la Convention dentaire de 2018, et les modalités de plafonnement des honoraires prothétiques pour des actes répartis dans quatre paniers (CMU-C/ACS, RAC-0, RAC-M et HL), voici quatre situations cliniques explorant la façon dont les nouvelles règles conventionnelles vont s’appliquer en fonction de chaque cas.

Bridge, quel bridge ?

Dans le cas exposé figures 1 à 4, le traitement prothétique proposé pour remplacer la 26 peut être la couronne sur implant (avec sinus-lift) ou le bridge traditionnel 25-[26]-27.

La patiente écarte d’emblée le sinus-lift et préfère le bridge traditionnel, les futurs piliers ayant déjà des coiffes prothétiques.

Quel bridge lui proposer alors ?

La situation clinique apporte souvent une réponse claire. Ici, il paraît indispensable de proposer une solution esthétiquement acceptable, comparable aux coiffes céramo-métalliques déjà présentes sur les dents piliers. On peut, bien sûr, à partir du 1er janvier 2020, évoquer une solution RAC-0 dans pareille situation, c’est-à-dire un bridge métallique ! Mais le contexte clinique s’impose et s’oppose à une telle alternative.
Ainsi, en pratique (tableau 1) :
– jusqu’au 1er janvier 2020, les honoraires du traitement prothétique par bridge sont fixés librement, avec tact et mesure, au moyen d’un devis préalablement établi ;
– au 1er janvier 2020, on peut évoquer le bridge métallique RAC-0 à titre d’information, mais cette solution n’est pas envisageable dans ce contexte clinique ;
– au 1er janvier 2021, le bridge céramo-métallique pour remplacer une dent autre qu’une incisive entre dans le panier RAC-M. Le bridge céramo-céramique reste dans le panier HL.
Bridge ou implant ?
Dans le cas exposé figures 5 à 7, le traitement prothétique proposé pour remplacer la 45 peut être la couronne sur implant ou le bridge traditionnel 44-[45]-46. Cette dernière solution est moins favorable, sur le plan de la conservation tissulaire, que la solution implantaire. Le devoir de conseil du chirurgien-dentiste va donc naturellement l’amener à conseiller le patient en faveur de cette solution implantaire (tableau 2).



Dans le cas où une contre-indication formelle interdit le recours à l’implant (affection systémique, par exemple), la solution du bridge peut être proposée.
Le raisonnement suit alors l’exemple précédent, avec une possibilité pour le bridge métallique : une préparation a minima (économie tissulaire de 44) et, surtout, la volonté du patient satisfait de la présence de la couronne métallique sur 46 sans aucune complication.

Prothèse amovible et préparation parodontale

Une patiente, âgée de 76 ans, a une prothèse maxillaire squelettée de 12 dents, satisfaisante (fig. 8 à 10).
La prothèse mandibulaire est cassée. Le traitement prothétique à proposer ne peut ignorer l’état des dents résiduelles : 38 est à extraire et le bloc antérieur doit être assaini.
Sa consolidation et sa maintenance doivent être assurées pour optimiser une rétention non iatrogène de la prothèse amovible (tableau 3).

Soins conservateurs multiples

Le dernier exemple clinique que nous présentons concerne une séquence de soins conservateurs (séance programmée) consistant en des restaurations par matériau inséré en phase plastique (fig. 11 et 12, tableau 4).


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