Nette amélioration de la santé bucco-dentaire des ados

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En France, la santé bucco-dentaire des adolescents en classe de troisième est en « nette amélioration », se satisfait la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation, et des statistiques (Drees) dans une étude publiée le 28 août. Il y a de quoi. En 2017, 68 % d’entre eux ont des dents indemnes de caries, contre seulement 56 % en 2009. C’était même 52 % en 2003 !

La progression est spectaculaire. Comment l’expliquer ? La Drees l’attribue principalement aux bons résultats au dispositif M’T Dents qui est « l’occasion de prodiguer des conseils sur l’hygiène bucco-dentaire, mais aussi de sensibiliser les parents à la présence possible de caries, même en l’absence de douleur ». Autres facteurs décisifs semble-t-il : le scellement prophylactique des sillons des premières et deuxièmes molaires permanentes et les recommandations nutritionnelles sur la limitation de la consommation d’aliments et de boissons sucrés.

Le recours aux chirurgiens-dentistes est assez élevé : 77 % des adolescents disent avoir consulté un chirurgien-dentiste ou un orthodontiste au cours des douze derniers mois, 38 % portent un appareil dentaire (40 % pour les filles et 36 % pour les garçons) et 85 % déclarent se brosser les dents plusieurs fois par jour… Puisqu’ils vous le disent !

Mais l’étude, qui a porté sur 7 242 collégiens, montre aussi que les disparités sociales n’ont pas disparu. Les enfants d’ouvriers présentent des indicateurs moins bons que ceux des enfants de cadres, qu’il s’agisse de prévention ou de recours aux soins. Si 77 % des enfants de cadres ont toutes les dents indemnes de caries, c’est seulement 59 % des enfants d’ouvriers. Ils sont aussi moins nombreux à avoir au moins deux dents cariées (12 % contre 26 %). Et 5 % des enfants de cadres ont des dents cariées non soignées contre 14 % des enfants d’ouvriers. Par ailleurs, près de la moitié des enfants favorisés portent un appareil dentaire contre 28 %.

La même étude souligne par ailleurs une hausse de la prévalence de la surcharge pondérale et de l’obésité pour ces mêmes adolescents. En 2017, 18 % sont en surcharge pondérale dont plus d’un quart, soit 5,2 %, sont obèses, contre respectivement 17 % et 3,8 % en 2009. Cette prévalence est plus élevée pour les filles (20 %) que pour les garçons (17 %).

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