Si elle représente 32,1 % des actes effectués cette année-là, elle n’est responsable que de 0,3 % des doses reçues par les Français ayant fait l’objet d’actes d’imagerie. En 2022, 43 % de la population a été exposée à des rayonnements ionisants dans un contexte de diagnostic médical en radiologie conventionnelle, dentaire, mammographie, scanographie, radiologie interventionnelle à visée diagnostique (entraînant une exposition externe) ou en médecine nucléaire (imagerie après administration de radionucléides entraînant une exposition interne).
« Ce chiffre est du même ordre de grandeur que celui qui figurait dans le précédent bilan (en 2017, 45 % de la population était exposée), souligne l’IRSN. La fréquence d’actes diagnostiques réalisés en France en 2022, de l’ordre de 1 100 actes pour 1 000 individus, a baissé d’environ 8 % par rapport à l’année 2017. Cette baisse est principalement due à une diminution du nombre d’actes de radiologie conventionnelle. » La dose efficace estimée en moyenne pour la population française sur la période 2020-2024 s’élève à 7,1 millisieverts par an (mSv/an).
L’exposition au radon (55 %) constitue la contribution principale. Viennent ensuite l’exposition médicale (23 %), l’exposition liée à l’incorporation de radionucléides naturels (eau, nourriture, 9 %), l’exposition aux rayonnements telluriques (9 %), l’exposition aux rayonnements cosmiques (4 %) et enfin celle liée à l’usage industriel et militaire de la radioactivité (< 1 %), essentiellement due aux anciennes retombées des essais nucléaires atmosphériques et de l’accident de Tchernobyl.
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