Radioprotection au cabinet dentaire : obligations, sécurité et prévention

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°23 - 17 juin 2026 (page 42-43)
Information dentaire
La radioprotection regroupe un ensemble d’exigences légales strictes, visant la protection des personnes exposées et constituant un enjeu de santé publique. Elle repose sur deux piliers : la sécurité du patient (justification et optimisation des actes) et la protection du personnel exposé. La réglementation impose une formation continue des praticiens tous les dix ans, un suivi médical renforcé des salariés, ainsi qu’un contrôle technique rigoureux des installations. Le recours à un conseiller en radioprotection (CRP) ou à un organisme compétent en radioprotection (OCR) est central pour assurer la conformité des locaux et le suivi dosimétrique.

La radioprotection des patients

La formation en radioprotection des patients est une obligation légale indispensable à l’exercice de la radiographie.

Bien que les doses délivrées en cabinet dentaire soient faibles, le risque est considéré comme cumulatif au fil des années.

La pratique de la radiologie médicale repose sur deux principes fondamentaux :

  • -la justification : chaque examen doit être nécessaire et présenter un bénéfice supérieur au risque. Cela concerne aussi bien les radios 2D (rétro-alvéolaires, panoramiques) que 3D (cone beam),
  • l’optimisation : il s’agit de recourir à l’examen permettant d’obtenir des images (et des informations) optimales avec l’exposition la plus faible possible.

Le renouvellement de cette formation est obligatoire tous les dix ans.

Protection du personnel et suivi médical

L’exposition aux rayonnements ionisants présente des risques pour l’organisme, classés en deux catégories :

  • effets précoces : modifications de la formule sanguine, pouvant aller jusqu’à des doses mortelles,
  • effets tardifs : cancers, altérations génétiques, atteintes oculaires, dermites et malformations fœtales.

La valeur limite réglementaire d’exposition est fixée à 20 mSv/an. Au-delà, l’exposition doit cesser.

Le port d’un dosimètre individuel et nominatif est obligatoire pour tout personnel risquant une exposition > 1 mSv/an. Le cabinet doit également comporter un dosimètre témoin (hors zone de tir) et un dosimètre d’ambiance par pièce équipée d’un générateur.

Les salariés exposés doivent faire l’objet d’un examen médical d’aptitude avant l’affectation, renouvelé au maximum tous les 4 ans (travailleurs classés catégorie B), avec une visite intermédiaire tous les 2 ans. Il est obligatoire de les faire bénéficier, auprès de la médecine du travail, d’un suivi individuel renforcé (SIR).

Obligations techniques et administratives

Depuis trois…

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