Suisse : des cabinets d’orthodontie surfactureraient les traitements

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°11 - 25 mars 2026
Information dentaire

Selon un article du périodique suisse Beobachter repris par le quotidien Blick, « de nombreux cabinets d’orthodontie pratiquent des surfacturations ».

C’est un chirurgien‑dentiste accompagnant son enfant chez l’orthodontiste qui aurait remarqué que l’assistante dentaire travaillait « au moins un tiers du temps total du traitement. Elle retirait les élastiques sur chaque dent et retirait l’étrier métallique (l’arc, ndlr), décrit‑il. Le praticien n’intervenait qu’ensuite pour donner la bonne forme au nouvel étrier et le repositionner. L’assistante remettait ensuite les élastiques en place. »

Comme en France, les assistantes dentaires suisses ne sont pas habilitées à intervenir en bouche. Si le chirurgien‑dentiste s’inquiète de cette pratique, il note surtout que le cabinet d’orthodontie « a facturé l’intégralité du traitement au tarif horaire du dentiste, soit 439,20 francs suisses (486 €) », alors que l’assistante dentaire est intervenue un tiers du temps et qu’elle n’est pas rémunérée au même tarif.

« Chaque année, des millions de francs sont payés en trop par les parents, les assurances complémentaires et l’assurance‑invalidité », affirme le dentiste‑conseil d’une assurance complémentaire cité par l’article sous couvert d’anonymat.

Pour remédier au problème, il estime que former les assistantes dentaires afin qu’elles puissent effectuer légalement certaines tâches simples et les facturer à un tarif adapté permettrait d’économiser 2 500 francs suisses par traitement (2770 €). Selon l’article, un traitement coûte en moyenne entre « 12 000 et 14 000 francs (13291 et 15 506 €), avec un plafond de 16 000 francs »

Interrogée, la Société suisse des médecins‑dentistes dit « avoir connaissance de reproches adressés à certains cabinets dentaires, selon lesquels des assistantes auraient effectué des travaux thérapeutiques dans la bouche des patients », mais « refuse de commenter les calculs du dentiste‑conseil », qui présuppose que de telles pratiques sont quasi systématiques.

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