Un outil dans le suivi clinique des patients atteints de pemphigoïde cicatricielle

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°40 - 20 novembre 2019
Information dentaire
Article analysé
Ormond M et al. Validation of an Oral Disease Severity Score (ODSS) tool for use in oral mucous membrane pemphigoid.
Br J Dermatol. 2019 Sep 30. doi : 10.1111/bjd.18566

Les maladies bulleuses auto-immunes sont des maladies rares. La signature clinique de cette réaction auto-immune résulte dans la formation de bulles cutanées ou des muqueuses externes. La pemphigoïde cicatricielle (PC) est une dermatose bulleuse auto-immune (DBAI) sous-épidermique.

Elle survient préférentiellement chez le sujet âgé (âge moyen entre 60 et 70 ans), avec une certaine prédominance féminine. Son incidence annuelle est d’environ 70 nouveaux cas en France.

La forme clinique la plus fréquente touche les muqueuses, notamment buccale et oculaire.
La cible immunologique des auto­anticorps appartient à la zone de jonction dermo-épidermique. L’immuno­fluorescence directe sur biopsie de la muqueuse buccale met en évidence des dépôts d’IgG, d’IgA et/ou de C3 sur la membrane basale épidermique. C’est une maladie chronique. Différentes lignes thérapeutiques existent. La prise en charge de cette maladie repose sur un suivi clinique précis, rigoureux et répété à chaque visite. Le suivi clinique des patients est un défi pour le praticien, il est le critère d’évaluation de la bonne/mauvaise réponse au traitement.
Actuellement, il n’existe pas de « scoring clinique » validé pour la pemhigoïde cicatricielle.

Différents outils sont disponibles, comme le « Mucous Membrane Pemphigoid Disease Area Index (MMPDAI) » et le « Autoimmune Bullous Skin Disorder Intensity Score (ABSIS) ».
Cette étude démontre que le score ODSS est sensible et reproductible, dans le suivi de la pemphigoïde cicatricielle. Néanmoins, ce score divise la cavité buccale en 17 sites, ce qui nécessite un apprentissage de la part du clinicien. Mais sa polyvalence en fait un outil intéressant dans le suivi clinique des patients. En effet, ce score a déjà été validé dans le suivi du lichen plan buccal et des lésions orales du pemphigus vulgaire.

Thèmes abordés

Commentaires

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

Revue de presse

Mort de Sigmund Freud : vraiment un cancer maxillaire ?

Dans la nuit du 23 septembre 1939, Sigmund Freud (1856-1939), père de la psychanalyse moderne, mourrait des suites d’un cancer...
Revue de presse

Prévention et traitement des caries radiculaires

Les caries radiculaires sont parmi les lésions dentaires les plus difficiles à aborder. Le départ de la lésion concerne classiquement...
Revue de presse

Lasers et dépose de restaurations tout céramique

La dépose d’une restauration de prothèse fixée est une séquence souvent empreinte d’incertitudes quant au temps nécessaire pour l’accomplir ou...
Revue de presse

Édentement unitaire : implantation immédiate versus différée

L’objectif de cet article est de répondre à une question classique : l’implantation immédiate est-elle un avantage par rapport à l’implantation...
Revue de presse

Santé dentaire chez les chiens et chats

Selon une enquête FACCO/KANTAR-TNS publiée en 2016, 20,2 % des foyers français possèdent au moins un chien et 29,7 % au moins...
Revue de presse

Lichen plan buccal et curcuma, quelle efficacité ?

Qui n’a pas entendu parler des vertus thérapeutiques du « curcuma » ? Il est vrai que la méfiance reste le premier sentiment...