Les céramiques du futur : quelles perspectives ?

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°37 - 30 octobre 2024 (page 74-84)
Information dentaire
Au cœur du progrès technique et technologique dont bénéficie notre profession, l’évolution des matériaux, notamment céramiques, et l’explosion des solutions CFAO au service de la fabrication des restaurations prothétiques sont tout à fait remarquables. Les procédés de fabrication des reconstitutions en céramique montrent des perspectives intéressantes avec un certain nombre d’applications additives ou soustractives dont les résultats cliniques sont encore en discussion. Ces systèmes mettent en œuvre trois grands types de matériaux céramiques dont les caractéristiques optiques et les propriétés mécaniques sont en constante amélioration afin d’obtenir les matériaux les plus biomimétiques possibles. L’évolution des céramiques tend peu à peu à élaborer un matériau proposant un gradient de propriété semblable à celui observé dans les diverses couches de la dentine et de l’émail naturel.

En ce qui concerne le développement de l’utilisation de la céramique en chirurgie dentaire, plusieurs dates sont importantes.

Il faut d’abord citer 1953, année où la céramique dentaire vitreuse est découverte par Stanley Donald Stoockey [1]. L’usage de ce matériau va progressivement investir le monde dentaire de la recherche et de la clinique, donnant naissance à la « jacket » et à la couronne céramo-métallique (CCM), qui furent très longtemps le « must » esthétique en prothèse fixée.

Depuis la fin des années 90, ce développement s’est centré sur des systèmes « tout-céramique », devenus de plus en plus simples d’accès, notamment grâce à la qualité des dispositifs de collage développés parallèlement.

Mais certains freins subsistaient, en particulier en termes socio-économiques entretenus par une NGAP  (nommenclature générale des actes professionnels) passéiste, la CPAM ne remboursant aux patients que des couronnes dont le processus de fabrication comportait obligatoirement une technique de coulée métallique !

Aussi, la date de février 2011, qui voit cette obligation disparaître, marque pour les praticiens la possibilité de proposer à leurs patients la réalisation de couronnes céramo-céramiques, faisant reculer l’usage du métal.

La dernière date notable est celle du 1er novembre 2014 qui met en place l’actuelle CCAM (classification commune des actes médicaux). Cette dernière, aussi porteuse de désillusions et critiquable soit-elle, a eu le mérite de considérer la prise en charge des reconstitutions coronaires partielles (inlays-onlays) un peu plus dignement qu’auparavant, pour le bien des patients. À quand les facettes (on a le droit de rêver) ?

Depuis, l’utilisation de ces types de restaurations a explosé dans la pratique courante.

Cette démocratisation peut aussi s’expliquer par une pression du paramètre « esthétique » issu de la demande croissante des patients…

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