Nouvelle classification… et santé parodontale

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°11 - 18 mars 2020
Information dentaire
Une nouvelle classification des maladies parodontales et péri-implantaires a été publiée l’an passé [1], remplaçant celle d’Armitage, datant de 1999 [2]. Le but de cette rubrique est de partager avec vous, sur un rythme trimestriel, les différentes situations cliniques qui pourront être classées selon ces nouvelles modalités. Nous commencerons par la santé parodontale.

Qu’est-ce que la santé parodontale selon Chicago 2017 ?

Cette nouvelle classification introduit pour la première fois la notion de santé parodontale et en donne une définition. Elle se caractérise par l’absence d’inflammation ou un niveau faible d’inflammation d’un parodonte intact ou réduit [3]. La distinction entre santé et maladies parodontales doit être effectuée lors de chaque visite « de routine », pour tous les patients.

Les outils à notre disposition

Seule la sonde parodontale est indispensable !
Encore mieux, une sonde parodontale à pression constante.

Notions abordées

  • Indice de saignement au sondage (BOP) [5] :

(Nombre de sites avec saignement/Nombre de sites évalués) * 100 = % de saignement

  • La perte d’attache clinique (CAL) :

CAL = profondeur de sondage + hauteur de récession

Utilisation de ces notions

  • Les signes que nous recherchons seront des signes cliniques et non radiographiques.
    • Le saignement au sondage (Bleeding On Probing, BOP) est un indice gingival dichotomique. On note 0 pour l’absence de saignement au sondage, et 1 en présence de saignement au sondage. Il est exprimé en pourcentage.
  • On enregistre 4 sites par dent (mésio-vestibulaire, disto‑vestibulaire, mésio-palatin et disto-palatin).
  • Lorsque le BOP est inférieur à 10 %, on observe la santé gingivale sur un parodonte intact (fig. 1) ou sur un parodonte réduit avec ou sans antécédent de maladie parodontale (fig. 2 et 3).
  • Un BOP supérieur à 10 %, fera l’objet de la prochaine rubrique.
    • La perte d’attache clinique (Clinical Attachment Loss, CAL), qui est l’addition de la profondeur de sondage et de la hauteur de récession, est le marqueur principal de la parodontite.
  • Le CAL permettra de faire la distinction entre les 3 cas de santé parodontale : le parodonte sain intact, le parodonte sain réduit avec antécédent de parodontite traitée avec succès et le parodonte…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Chirurgie plastique parodontale : une solution pour lutter contre l’hypersensibilité dentinaire ?

Techniques de chirurgie plastique parodontale et recouvrement radiculaire Principes biologiques du recouvrement radiculaire Les récessions gingivales peuvent être associées à...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Le parodonte est-il genré ?

Ce qu’en dit la littérature scientifique Influence du sexe biologique sur le parodonte Sur le plan anatomique, le parodonte ne...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Le bon discours en… parodontologie

Introduction Le traitement parodontal non chirurgical est basé sur une thérapeutique initiale comprenant le débridement parodontal : il s’agit d’un...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Repousser les limites de la régénération : les clés de la réussite

Responsable scientifique : Matthias Rzeznik Conférenciers : Bruno de Carvalho, Kevimy Agossa Importance de l’anatomie lésionnelle et du diagnostic Le succès de...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Récessions gingivales mandibulaires : quels traitements retenir ?

Responsable scientifique : Guillaume ANDUZE ACHER Conférenciers : Julien MOURLAAS, Olivier CARCUAC, Sofia AROCA Les points essentiels dans le choix de la...
Parodontologie

Article réservé à nos abonnés Gestion pluridisciplinaire des récessions gingivales associées à des lésions cervicales non carieuses

Les lésions cervicales non carieuses (LCNC) impliquent la perte de tissus durs au niveau de la zone cervicale des dents...