Rendre le sourire à nos patients grâce à la chirurgie plastique parodontale

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°1 - 15 janvier 2020
Information dentaire

L’hypersensibilité dentinaire, dont la récession gingivale est l’une des causes majeures, est une doléance souvent rencontrée dans la pratique quotidienne. Répondre à cette souffrance est un défi pour le praticien qui doit traiter la douleur et, souvent, la demande esthétique du patient.

À l’aune de la nouvelle classification des maladies parodontales proposée durant le workshop international de Chicago en 2017, et publiée lors de l’Europerio d’Amsterdam en juin 2018, cet article propose le traitement d’un cas clinique.

Un patient de 31 ans se présente dans l’Unité Fonctionnelle de Parodontologie de la Timone (APHM) pour des hyperesthésies radiculaires invalidantes. En outre, il souffre d’un complexe dû à la longueur de ses dents. Son état de santé général est satisfaisant, il ne fume plus depuis quelques mois et fait des contrôles annuels réguliers chez son chirurgien-dentiste à la suite d’un traitement orthodontique.

Il nous appartient alors d’analyser le parodonte, son intégration au sein de l’esthétique globale du visage et les causes de ces hyperesthésies pour pouvoir poser un diagnostic précis et proposer un ou des traitements.

Évaluation du cas clinique

Lors de l’examen extraoral, l’étude du sourire est essentielle dans la prise en charge des patients, surtout dans le cas d’une gêne esthétique. Chez ce patient, la ligne du sourire (fig. 1a-c) est moyenne [1], de classe 3 de Parodontia [2] au cours du sourire naturel. Cependant, le sourire forcé (ou l’éclat de rire) découvre les récessions et un bandeau de gencive continu au niveau du secteur prémolo-molaire. L’asymétrie labiale [3], elle, est bien acceptée par le patient.

Un Smile Esthetic Index est réalisé. Le patient obtient un score de 5/10. Son sourire est asymétrique et la forme et la dyschromie des racines sont visibles en raison des récessions sur tous les secteurs [34].

L’examen intra-oral est minutieux afin d’écarter les autres pathologies pouvant induire des sensibilités dentinaires. Le test de sensibilité [4] révèle que le positionnement d’une seringue d’air, perpendiculairement à la surface dentaire, à une distance de 1 cm, est douloureux.
Le parodonte marginal (fig. 2) est fin et festonné [5], de type IV selon la classification de Maynard et Wilson [6]. Il présente une gencive fine et un os fin. La gencive est rose et piquetée, d’indice gingival 0 indiquant…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Parodontologie

Rôle du chirurgien-dentiste chez les patients obèses éligibles à une chirurgie bariatrique

L’obésité (indice de masse corporelle, IMC > 30 kg/m2) est l’une des maladies chroniques les plus fréquentes dans le monde...
Parodontologie

Jusqu’où peut-on aller en parodontologie ?

Place du traitement parodontal dans la santé orale et générale La santé parodontale est un préalable indispensable à toute réhabilitation...
Parodontologie

Migration dentaire pathologique : signe pathognomonique d’une lésion parodontale

Définitions La migration dentaire pathologique est un déplacement dentaire provoqué lorsque l’équilibre entre les forces qui maintiennent la position physiologique...
Parodontologie

Compléments alimentaires et probiotiques dans le traitement non chirurgical des parodontites

Les maladies parodontales sont actuellement considérées comme des maladies inflammatoires induites par des communautés microbiennes dysbiotiques qui se développent dans...
Parodontologie

Les Français et la peur de perdre leurs dents : une enquête IFOP/SFPIO

Saignement des gencives, halitose, déchaussement des dents : des signes d’alerte méconnus des Français Plus de 40 % des Français ont déjà eu peur...
Parodontologie

Les maladies parodontales 1919 à 2019 : l’évolution des concepts

L’étiopathogénie : changement de paradigme Il y a 100 ans, la parodontologie n’existait pas. On parlait, depuis Fauchard en 1746, de...