« Trouver un rendez-vous de santé ne suffit pas toujours. Pour des millions de personnes en situation de handicap, ou confrontées à une mobilité réduite, pouvoir consulter dépend aussi de conditions très concrètes : pouvoir entrer dans le cabinet, circuler, s’installer, être examiné », souligne Doctolib dans son communiqué du 9 juillet.
Partant de ce constat, la plateforme invite ses 520 000 soignants utilisateurs à compléter le profil d’accessibilité de leurs cabinets en ligne. L’opération ne nécessite que « moins de deux minutes » et permettra d’alimenter de nouveaux critères de recherche accessibles aux patients d’ici à la fin de l’année 2026.
Un frein à l’accès aux soins
La grille déclarative élaborée par Doctolib s’appuie sur des critères construits en lien avec des patients, des initiatives publiques et les annuaires Santé.fr et Accès Libre.
Elle couvre notamment la présence d’un ascenseur, l’existence d’une place de stationnement PMR, les largeurs de circulation, la compatibilité avec un fauteuil roulant ou un déambulateur, ainsi que les équipements facilitant l’examen, comme les tables réglables ou les dispositifs de transfert.
Des informations sur l’accessibilité sensorielle, la signalétique ou l’accompagnement des personnes déficientes visuelles pourront également être renseignées.
Selon Doctolib, le manque d’informations disponibles au moment de la prise de rendez-vous constitue encore un frein à l’accès aux soins. La plateforme rappelle qu’en France, selon la DREES, 15 % des personnes âgées de 16 à 64 ans vivant avec un handicap ont renoncé à des soins médicaux en 2022, contre 7 % dans l’ensemble de la population.
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