L’Union Dentaire (UD) appelle, le 27 avril, à « l’interdiction de toute nouvelle création de centres dentaires », dans un contexte marqué par la répétition d’affaires de fraudes. « Les pages “Faits divers” de la presse sont remplies depuis 15 ans d’affaires, de scandales, d’escroqueries venant toujours des mêmes centres, les centres associatifs à but non lucratifs issus de la loi HPST du 21 juillet 2009 », constate le syndicat.
Il estime que la fraude est « consubstantielle » à ces centres, précisant que, si tous les centres ne sont pas fraudeurs, « heureusement que non », les fraudeurs « ont trouvé dans cette loi le moyen d’organiser des détournements à grande échelle sous couvert d’action sociale ».
Le syndicat fait référence notamment à la dernière affaire en date qui a abouti à la mise en examen de sept personnes dans un dossier impliquant une vingtaine de centres, notamment dentaires, pour un préjudice estimé à 58 M€.
Contrôles « sur pièces comptables »
Il revient à l’État, selon l’UD, « de tirer les conclusions évidentes qui s’imposent sur le monstre qu’il a créé et qu’il n’arrive pas à contrôler malgré la loi du 21 juin 2023 dite loi Khattabi », qui rétablit des contrôles avant l’ouverture des centres.
Le syndicat demande à la ministre de la Santé « l’interdiction de la création de nouveaux centres dentaires », des inspections systématiques « de tous les centres existants (norme, personnel) », « le contrôle des diplômes de tous les personnels (praticiens et assistantes) », le contrôle « sur pièces comptables » des montages financiers et « des détournements des bénéfices », ainsi que « l’interdiction de gestion d’un centre par un praticien en interdiction d’exercice ».
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