Dossier patient : « Tout ce qui n’est pas écrit n’est pas fait »

  • Publié le . Paru dans Profession Assistant(e) Dentaire n°1 - 15 janvier 2023
Information dentaire

Congrès de l’ADF – Responsable scientifique : Maxime Boiteaud

La tenue rigoureuse d’un dossier patient régulièrement mis à jour est une obligation légale (loi du 4 mars 2002). « Tout ce qui n’est pas écrit n’est pas fait », prévient le législateur. Ce dossier est capital pour la qualité et la sécurité des soins, la transparence et la gestion des risques médicaux. C’est en plus, et c’est peut-être le plus important, un élément de preuve essentiel en cas de conflit. La Haute Autorité de Santé (HAS) précise que le dossier médical doit permettre d’identifier un patient sans risque d’erreur, de disposer des informations sur son état de santé et ses habitudes de vie, de connaître son état de santé bucco-dentaire au moment de la prise en charge et de retrouver l’historique des actes de diagnostic, de prévention et de soins effectués. Dès lors qu’un patient demande à un praticien de le prendre en charge, il en découle une demande d’information sur son état civil, sa santé générale par un questionnaire daté et signé par celui-ci, un examen clinique avec ou sans radio, un diagnostic, éventuellement un plan de traitement, l’exposé des risques éventuels et un devis. « Tout cela doit lui être expliqué puis signé et enregistré dans son dossier. Dès lors, le contrat de soins et le consentement éclairé sont clairement définis », explique Maxime Boiteaud, praticien installé en Gironde.

Vingt ans de conservation minimum

Tous les actes réalisés par la suite, photos, radios, soins, soins prothétiques (avec dates de pose, descriptifs des matériaux utilisés, numéros de lots, fiches labo et éventuels problèmes rencontrés), les preuves de stérilisation des dispositifs médicaux utilisés pour le patient, mais aussi les événements particuliers, comme ce jeune patient qui revient pour la quatrième fois en un mois pour des attaches décollées, et même les actes gracieux, doivent être dûment…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Exercice professionnel

Radiologie dentaire : très fréquente mais très faiblement irradiante

Si elle représente 32,1 % des actes effectués cette année-là, elle n’est responsable que de 0,3 % des doses reçues...
Exercice professionnel

Île-de-France : SPS déploie un plan régional pour la santé des soignants

La région concentre à elle seule plus d’un quart des sollicitations adressées à la plateforme d’aide aux professionnels de santé....
Exercice professionnel

Antidouleurs dentaires : délister pour mieux soulager

Les deux principaux syndicats de pharmaciens, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine...
Exercice professionnel

Article réservé à nos abonnés La normalisation de la déviance : quand l’écart devient la norme

En 1986, à la suite de la perte de la navette Challenger [1, 2], la sociologue américaine Diane Vaughan a...
Exercice professionnel

Un guide pour repérer et faire face aux dérives sectaires en dentaire

Le secteur de la santé et du bien-être est devenu le premier motif de signalement auprès de la Miviludes. Il...
Exercice professionnel

Hausse de la sinistralité en 2025 : l’endodontie demeure la première cause de litiges

« La profession reste la plus exposée des professions médicales, souligne l’assureur. Mais la voie amiable reste prioritaire dans nos...