Il paraît que jeûner serait bon pour lutter contre le cancer, qu’on peut devenir centenaire en buvant 4 cafés par jour, que les radios dentaires donnent le cancer, ou que les myrtilles sont le meilleur remède contre les migraines…
L’Inserm, qui depuis 2018 décrypte sur sa plateforme «Canal Détox» les affirmations relayées dans l’espace public à l’aune des connaissances scientifiques, annonce le 10 septembre mettre à disposition des enseignants et des établissements scolaires un « kit pédagogique » consacré à la lutte contre la désinformation en santé.
Destiné aux élèves de la 4e à la terminale, cet outil vise à les aider à évaluer de manière critique les informations auxquelles ils sont exposés quotidiennement, notamment sur les réseaux sociaux, les plateformes vidéo, les moteurs de recherche ou les outils d’intelligence artificielle.
Démarche scientifique
Les adolescents sont régulièrement confrontés à des contenus portant sur l’alimentation, le sommeil, l’activité physique, la santé mentale, les médicaments, les vaccins ou encore les compléments alimentaires. Or, la diffusion d’informations erronées peut conduire à « l’adoption de pratiques inefficaces ou dangereuses », à un retard de recours aux soins ou à l’achat de produits dont l’efficacité n’est pas démontrée.
Ce dispositif a été conçu sous la forme d’un atelier clé en main d’une à deux heures. Les enseignants disposent d’un support d’animation et d’exercices permettant aux élèves de confronter leurs intuitions à une démarche de vérification. Il comprend également un exercice collectif de fact-checking fondé sur des contenus inspirés de publications circulant sur les réseaux sociaux.
L’objectif, selon l’Inserm, n’est pas de distinguer une liste prédéfinie de sources fiables ou non, mais de familiariser les élèves avec les principes de la démarche scientifique.
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