En chirurgie dentaire, différents types de lasers thérapeutiques disponibles sur le marché se distinguent principalement par leur longueur d’onde et leur affinité particulière pour certains tissus cibles (tissus mous ou tissus durs). Les lasers diodes, qui sont les plus populaires dans les cabinets dentaires du fait de leur compacité, sont ainsi bien adaptés pour la chirurgie muqueuse de routine ; les lasers CO2, qui présentent des qualités de coupe des tissus mous extrêmement précises, sont particulièrement indiqués dans les chirurgies incisionnelles et excisionnelles ainsi que pour le traitement des lésions bénignes mais ils sont plus rarement utilisés en chirurgie dentaire du fait de leur volume et de leur coût. Les lasers erbium (Er:YAG) sont très polyvalents en ce sens qu’ils peuvent abraser et couper aussi bien les tissus mous que les tissus durs (dents et os). Le dernier type de laser disponible est le laser Nd:YAG. Ce laser néodyme (ou laser Nd:YAG pour neodymium-doped yttrium aluminium garnet) utilise un cristal de grenat d’yttrium dopé au néodyme qui émet une lumière infrarouge d’une longueur d’onde de 1 064 nanomètres. C’est de ce système que les auteurs de la revue narrative rapportée ici ont choisi de présenter l’éventail des applications.
Ses propriétés et domaines d’actions dépendent directement de son profil d’absorption spécifique. En effet, sa longueur d’onde interagit fortement avec les chromophores pigmentés, notamment l’hémoglobine et la mélanine. Elle permet ainsi un ciblage sélectif de certains tissus vasculaires ou inflammatoires. La première de ses applications cliniques odontologiques citées concerne l’hypersensibilité dentinaire : l’irradiation entraîne une modification thermique de surface capable d’obturer les tubules et de réduire les mouvements liquidiens à l’origine de la douleur. Les auteurs mentionnent aussi une évolution de ses indications vers une…