4 042,73 € : c’est le montant moyen que devront débourser cette année les étudiants non boursiers entrant en deuxième année de chirurgie dentaire, selon l’indicateur du coût de la rentrée publié par l’Union nationale des étudiants en chirurgie-dentaire (UNECD) le 6 septembre, soit +2,31 % sur un an. Pour la première fois, le syndicat distingue la situation des étudiants boursiers, dont la rentrée est estimée à 3 309,60 €, soit un écart de près de 733 €.
« Si les aides sociales atténuent la charge, l’écart qui subsiste rappelle que même les étudiants boursiers restent confrontés à une rentrée financièrement exigeante en odontologie », souligne le syndicat étudiant.
L’indicateur agrège les dépenses de vie courante et les frais spécifiquement liés à la rentrée universitaire. Les premières atteignent 1 296,66 € en moyenne. Elles comprennent notamment l’alimentation (202 €), les transports (155 €) ou encore les loisirs. Mais le principal poste de dépense reste le logement, évalué à 686,42 € par mois en moyenne, en hausse de 1,04 % sur un an.
« Depuis 2022, l’inflation a durablement fragilisé le budget des étudiants, sans qu’aucune réponse structurelle ne vienne compenser cette dégradation », déplore l’UNECD. Le syndicat souligne que « logement et alimentation, les deux postes qui pèsent le plus lourd, restent à des niveaux insoutenables ».
Les frais spécifiques de rentrée représentent quant à eux l’essentiel du budget, avec 2 746,07 €.
Ils comprennent principalement les frais d’inscription (178 €), la contribution de vie étudiante et de campus (105 €), le matériel pédagogique général (papeterie, 202 €), la complémentaire santé (360 €), les frais d’agence (336 €), le dépôt de garantie (606 €), mais surtout le matériel pédagogique nécessaire aux travaux pratiques spécifiques aux études en odontologie : gants, blouse, sonde, précelle, miroir, fouloirs, pince à crampon, cadre à digue, bols et spatules à plâtre, articulateur, etc.
Ce dernier est évalué à 800,11 € en moyenne nationale. « Ce coût peut varier d’un facteur 100 selon l’université où l’on étudie, sans qu’aucune justification pédagogique ne l’explique », s’agace l’UNECD. Il est par exemple de 0 € à Dijon contre 2 026 € à Lille.
Le syndicat dénonce des « frais complémentaires illégaux », rappelant que la jurisprudence interdit aux universités d’imposer financièrement aux étudiants du matériel indispensable à la poursuite de leur cursus.
Dans sa lettre introductive, le nouveau président de l’UNECD, Clément Lemonnier, estime que « l’accès au cursus de chirurgie dentaire doit dépendre uniquement de la motivation et des compétences ».
Il appelle notamment à la « suppression immédiate et sans condition des frais illégaux » ainsi qu’à la prise en charge par l’État des dépenses pédagogiques obligatoires pour que « le choix de devenir chirurgien-dentiste ne soit jamais une question économique ».
Nouveau bureau pour l’UNECD
Lors de l’assemblée générale du syndicat étudiant, le 30 août, un nouveau bureau national a été élu pour le mandat 2026-2027.
– Président : Clément Lemonnier ;
– 1re vice-présidente, chargée de la trésorerie : Camille Bressan ;
– Secrétaire générale : Mathilde Garnier.
Le précédent bureau avait été élu lors du congrès de l’UNECD le… 5 juillet. Clément Lemonnier en était alors le secrétaire général.
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