En 2024, le rapport entre l’accessibilité moyenne des 10 % de la population française les moins dotés en chirurgiens-dentistes (14,4 équivalents temps plein (ETP) pour 100 000 habitants) et celle des 10 % les plus dotés (114,7 ETP pour 100 000 habitants) est de 7,9 en progression de 1,9 % par rapport à 2023 et toujours nettement supérieur à celui des kinés (6,8), des sages-femmes (4,9) et des médecins (4,3), montre une note de la Drees publiée le 22 juillet.
Autrement dit, les disparités territoriales d’accès aux chirurgiens-dentistes sont plus fortes que pour les autres libéraux de santé.
Pourtant l’accessibilité moyenne aux chirurgiens-dentistes s’est améliorée, passant de 59,9 ETP pour 100 000 habitants en 2022 à 61,5 ETP, en lien avec l’augmentation du nombre de chirurgiens-dentistes en exercice.
Mais, comme le soulignait la Drees en 2023, « la forte concentration de l’activité dans les centres de santé implantés dans les territoires les mieux dotés ne permet pas une répartition plus harmonieuse ».
Pour parvenir à ces résultats, la Drees applique un outil « d’accessibilité potentielle localisée » (APL). Il mesure l’adéquation territoriale entre l’offre et la demande de soins de ville (professionnels libéraux et salariés exerçant en centre de santé).
« Il permet de tenir compte, pour l’offre, de la proximité et du niveau d’activité des professionnels de santé, et pour la demande, des besoins relatifs de soins de la population selon sa structure par âge, explique-telle. Calculé au niveau de la commune, il intègre également l’offre et la demande des communes environnantes, de façon décroissante avec la distance ».
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