À moins de six mois du premier tour de l’élection présidentielle, les dirigeants de très petites entreprises (TPE) affichent leur inquiétude face à la conjoncture économique et attendent des candidats des propositions concrètes sur la fiscalité et l’emploi, selon sondage réalisé par Fiducial auprès de 1 006 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés représentant l’essentiel des secteurs économiques et des territoires français.
Confrontés à la hausse des prix (84 %), des coûts de l’énergie (82 %), au poids des procédures administratives (80 %), des cotisations sociales et de la fiscalité (80 %), ainsi qu’à l’incertitude politique et économique (80 %), les chefs d’entreprise hésitent à investir ou recruter, montre l’étude publiée le 29 octobre.
Ainsi, 77 % d’entre eux déclarent attendre « l’évolution de la situation politique, sociale et économique » avant de prendre de nouvelles décisions d’investissement ou d’embauche.
Les dirigeants de TPE jugent également que leurs préoccupations sont insuffisamment prises en compte. Plus de huit sur dix (83 %) estiment que les candidats « ne comprennent pas suffisamment les enjeux des TPE », tandis que 79 % considèrent que leurs préoccupations sont mal traitées et 77 % que les programmes manquent de clarté sur les sujets majeurs.
Une « règle d’or » budgétaire pour l’État
Les attentes se concentrent sur les questions économiques : pouvoir d’achat et salaires (52 %), fiscalité des particuliers et des entreprises (51 %), croissance économique, emploi et chômage (51 %).
Les chefs d’entreprise se montrent pour autant favorables à plusieurs mesures déjà avancées dans le débat public. Une large majorité approuve l’instauration d’une « règle d’or » budgétaire pour l’État (87 %), la mise en place d’une réforme des retraites tenant compte de la pénibilité (87 %) et la mise en place d’un « grand plan d’aide pour les TPE-PME » (83 %).
L’enquête traduit enfin une forte défiance envers les responsables politiques. Seuls les élus locaux recueillent la confiance d’une majorité relative des dirigeants (63 %) pour défendre leurs intérêts.
À l’inverse, les partis politiques (15 %) et les parlementaires (22 %) apparaissent très largement discrédités. Plus de trois quarts des dirigeants interrogés (76 %) déclarent ainsi ne pas avoir confiance dans le fait que « le meilleur candidat » sortira vainqueur de l’élection présidentielle.
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