La dépense par assuré est ainsi sept fois plus élevée pour les assurés en ALD que pour les autres. Le coût « net » de ce dispositif, c’est-à-dire le surcoût que représente la prise en charge à 100 % (au lieu de 65 % ou 70 %) des soins strictement liés aux ALD représente un effort budgétaire net de 19,7 milliards d’euros pour la Sécurité sociale en 2025, en hausse de 72 % depuis 2015 en lien notamment avec le vieillissement de la population.
Parmi les trente ALD, trois concentrent un nombre élevé d’assurés : le diabète (4 millions, près du quart des assurés en ALD), le cancer (2,8 millions), et les affections psychiatriques de longue durée (dépression chronique, troubles bipolaires, l’autisme ou l’anorexie mentale), qui regroupe 1,8 million de personnes. Trois ALD couvrant les maladies cardiovasculaires (insuffisances cardiaques, maladies coronaires et artériopathies) concernent 4,2 millions d’assurés. Les soins et prothèses dentaires remboursés en lien avec une ALD pèsent 1,4 milliard d’euros en 2025.
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