Les effectifs en formation dans les filières de santé continuent d’augmenter. Dans un bilan présenté le 14 octobre, les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur mettent en avant les effets des réformes engagées depuis 2017, notamment la suppression du numerus clausus et la territorialisation des formations.
Pour l’odontologie, plus de 1 400 étudiants sont désormais admis chaque année en formation, aux côtés de plus de 10 300 étudiants en médecine, 3 400 en pharmacie et plus de 1 000 en maïeutique. Le gouvernement souligne que les objectifs nationaux pluriannuels fixés pour la période 2021-2025 ont été dépassés dans l’ensemble des filières MMOP (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie).
Cette hausse s’accompagne du développement de nouveaux sites universitaires dans les territoires. La création récente de facultés et d’antennes de formation, à Amiens, Caen/Rouen, Dijon/Besançon, Grenoble, Poitiers et Tours, s’inscrit dans cette stratégie visant à rapprocher la formation des besoins locaux et à favoriser l’installation future des professionnels.
L’exécutif estime que les principales réformes ont permis un « rattrapage historique » et qu’il « entend poursuivre l’augmentation des effectifs ». Il s’agit désormais de définir des « seuils minimaux » de formation et « non plus des plafonds ».
Au-delà des chirurgiens-dentistes, le gouvernement annonce également vouloir doubler dès 2027 le nombre d’infirmiers en pratique avancée (IPA) formés, notamment grâce à l’assouplissement des conditions d’accès à cette formation.
Si les autorités se félicitent de cette situation plusieurs il faut rappeler que l’augmentation du nombre de professionnels formés ne garantit pas, à elle seule, une amélioration rapide de l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire.
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