Le président de l’Union Dentaire, Elie Sfeir, lance un appel à l’unité des organisations représentatives de la profession pour combattre le décret abaissant la prise en charge des soins dentaires par l’assurance maladie de 60 % à 50 %.
Dans un texte publié le 18 septembre, il dénonce un changement qu’il considère comme une menace pour l’équilibre économique du secteur et pour l’accès aux soins.
Selon lui, « depuis mars, notre profession est dans le collimateur du gouvernement » et « le dentaire va servir de variable d’ajustement de la Sécurité sociale ».
Elie Sfeir estime que l’augmentation de la part du ticket modérateur transférée aux complémentaires santé entraînera d’une part une hausse des cotisations des assurés mais surtout, une possible remise en cause du socle des contrats responsables. Selon lui, les complémentaires vont vouloir baisser leurs coûts « par la baisse des volumes voire des tarifs, sur le 100% par exemple ».
Les patients seraient les premiers touchés. « Les premiers perdants seront les cotisants et surtout les malades, et d’abord ceux aux revenus les plus modestes », prévient-il.
Il estime également qu’une révision future des paniers de soins pourrait pénaliser les praticiens.
Face à cette situation, il annonce le dépôt d’un recours gracieux auprès du Premier ministre puis d’une requête en annulation devant le Conseil d’État avant le 20 octobre.
Il se dit « favorable » à un rapprochement syndical sur le sujet et « réitère (son) appel aux présidents des CDF et de la FSDL à unir leur forces. Nous le faisons déjà avec le SFCD ».
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