En 2025, 5 754 travailleurs du secteur dentaire ont été suivis dans le cadre de leurs activités professionnelles les exposant aux rayonnements ionisants, indique le rapport annuel de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), publié le 14 septembre. C’est 18 % de plus qu’en 2024.
Une augmentation sensible qui s’explique, selon l’ASNR, par « une meilleure transmission des résultats dosimétriques à SISERI (le système d’information de la surveillance de l’exposition aux rayonnements ionisants) ». Les travailleurs supplémentaires en 2025 étaient déjà inscrits à SISERI mais n’avaient pas transmis leurs résultats.
Un peu plus de 90 % d’entre eux ont reçu en 2025 des doses inférieures à 0,1 mSv (millisievert). Or, 0,1 mSv est le « seuil d’enregistrement » à partir duquel on commence à mesurer l’exposition aux rayonnements. Ces personnes sont donc considérées comme « non exposées ».
Pour autant, la dose individuelle annuelle moyenne est de 0,03 mSv, indique le bilan. En effet, 532 personnes ont tout de même reçu entre 0,1 et 1 mSv, faisant grimper la moyenne. Mais une dose de 1 mSv est considérée en radioprotection comme une dose faible, voire très faible.
Vingt-deux personnes ont reçu entre 1 et 5 mSv, sans que le bilan n’indique les raisons de ces expositions, et aucune n’a reçu plus de 5 mSv.
Dans le domaine médical hors dentaire (imagerie classique, médecine nucléaire, radiothérapie, etc. et vétérinaire), 119 088 travailleurs ont été suivis. La dose individuelle moyenne est de 0,06 mSv en médecine et de 0,01 mSv dans le secteur vétérinaire.
Globalement, 265 484 travailleurs ont été suivis en 2025, dans l’industrie nucléaire ou non, la santé, la recherche ou encore les activités exposant à la radioactivité naturelle. La dose individuelle moyenne s’établit à 0,32 mSv, en baisse par rapport à 2024 (0,35 mSv).
Ce sont les travailleurs exposés aux rayonnements cosmiques (personnel navigant, par exemple), ainsi que ceux manipulant des matières premières contenant des éléments issus des familles naturelles du thorium, de l’uranium ou d’autres sources d’origine naturelle, qui reçoivent la dose individuelle moyenne la plus élevée (0,95 mSv), devant même les travailleurs du nucléaire (0,50 mSv).
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