Séance plénière
Conférencière : Mélanie Giallo
Crédit photos : courtoisie Dr M. Giallo
L’éclaircissement dentaire ne doit plus être considéré uniquement comme une procédure esthétique. Il constitue aujourd’hui une étape thérapeutique à intégrer aux plans de traitement. Longtemps associé à la chirurgie dentaire esthétique ou aux « bars à sourire », il fait désormais partie intégrante de la pratique clinique. La couleur des dents demeure la première source d’insatisfaction liée au sourire et justifie une prise en charge par le chirurgien-dentiste, capable d’en identifier les causes et de proposer un traitement adapté.
L’éclaircissement peut être abordé naturellement avec les patients, notamment lorsqu’ils expriment eux-mêmes une demande ou lorsqu’une question relative à la satisfaction concernant la couleur des dents est intégrée au questionnaire médical. Cette démarche participe au devoir d’information du praticien, particulièrement avant la réalisation de restaurations ou de prothèses dont la teinte pourrait devenir inadaptée après un éclaircissement.
L’éclaircissement trouve sa place dans de nombreuses situations cliniques : colorations physiologiques liées à l’âge, dyschromies, usure, érosion, taches ou dents dépulpées. Il s’intègre également aux traitements restaurateurs et doit être envisagé lors de l’élaboration du plan de traitement.
Mécanisme d’action, protocole
Le principe actif des produits d’éclaircissement est le peroxyde d’hydrogène. L’éclaircissement repose sur deux mécanismes complémentaires (fig. 1). Le premier est physique : une modification transitoire de l’émail, liée notamment à sa modification d’état de surface, entraîne une augmentation de son opacité et un éclaircissement rapide. Le second est chimique : le peroxyde fragmente progressivement les molécules responsables des colorations. L’efficacité varie selon les tissus…