Séance DPC
Conférencier : Romain CEINOS
L’importance de la couleur
Pour obtenir une intégration biomimétique et naturelle dans le sourire, deux paramètres majeurs interagissent : la forme et la couleur. Selon Pascal (chirurgien-dentiste) et Michel Magne (prothésiste labellisé Oral Design), la morphologie reste le critère prépondérant, devançant largement la couleur. La morphologie et la symétrie – en particulier au niveau des incisives centrales maxillaires – créent l’harmonie et rassurent le regard. Plus on s’éloigne du plan sagittal médian, moins la symétrie stricte s’avère critique ; ainsi, pour Pascal Magne, la couleur reste un paramètre secondaire parmi les 14 points de sa célèbre « check-list » esthétique des critères fondamentaux.
Néanmoins, la forme interagit directement avec la lumière et la perception colorimétrique. Une discrète variation sur certains paramètres de couleur peut engendrer un « stress visuel » majeur qui capte immédiatement l’attention de façon défavorable. Le succès clinique repose ainsi sur trois piliers : comprendre la couleur, savoir la transmettre fidèlement au prothésiste et être en mesure de la reproduire.
Théorie de la couleur
La couleur perçue ne constitue pas une propriété intrinsèque du matériau, mais résulte d’un ensemble de longueurs d’onde captées par l’œil et interprétées par le cerveau. Son traitement varie selon les individus et les espèces. Pour coder rigoureusement une nuance, deux modèles de référence sont employés :
– le modèle TSL de Munsell (voir tableau 1),
– l’espace CIELAB : ce modèle repose sur un axe de luminosité (L*) combiné à deux axes de chromaticité (a* et b*, couvrant le rouge, le vert, le jaune et le bleu). Il constitue le standard absolu exploité dans l’industrie et par les outils numériques de prise de couleur pour garantir une mesure objective.
La couleur dentaire
La…
