L’amputation corono-radiculaire, une alternative toujours d’actualité à la solution implantaire

  • Par
  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°1 - 15 février 2022 (page 14-24)

1. Photographies endo-buccales initiales en occlusion d’intercuspidation maximale. a. Vue frontale.

Information dentaire
– Quels sont les critères de choix guidant le praticien vers une amputation radiculaire ?
– Quelles étapes chirurgicales et prothétiques réaliser pour parvenir au résultat escompté ?
– Comment optimiser la maintenance parodontale dans cette situation ?

La progression de la parodontite au niveau des dents postérieures peut affecter l’espace interradiculaire avec l’apparition de lésions osseuses verticales et horizontales conduisant à la formation de poches parodontales profondes, en particulier entre les racines disto-vestibulaires des premières molaires et mésio-vestibulaires des deuxièmes molaires, qui sont difficiles d’accès. Les manœuvres d’hygiène sont, dès lors, plus compliquées à mettre en place. Conjointement à une accumulation accrue de plaque bactérienne peuvent se surajouter une morphologie radiculaire complexe ou atypique, d’éventuelles perles d’émail, la présence de canaux radiculaires accessoires, la longueur du tronc radiculaire, le positionnement de la furcation par rapport au tronc radiculaire et la divergence des racines, tous ces facteurs pouvant expliquer le taux plus élevé de morbidité des molaires [1].

À l’issue de la prise en charge parodontale non chirurgicale de première intention, et face à la persistance de lésions furcatoires de classe III de Hamp [2], la question de la conservation ou de l’extraction peut se poser, en prenant en compte d’une part la compliance du patient, et d’autre part la situation clinique globale. La suppression de la lésion peut être réalisée par le biais d’une amputation radiculaire, qui constitue une alternative thérapeutique intéressante à l’avulsion, à condition que l’indication soit correctement posée [3]. À l’issue de la chirurgie résectrice, la réhabilitation prothétique sur un parodonte réduit obéit à certains fondamentaux que le chirurgien-dentiste doit connaître, afin d’assurer la pérennité des organes dentaires et retarder l’échéance implantaire.

PRÉSENTATION DU CAS CLINIQUE

Anamnèse générale

Un patient âgé de 62 ans se présente en 2015 dans le cadre d’un bilan bucco-dentaire, dans le service d’odontologie du CHU de Toulouse. Au niveau général, ce dernier…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Prothèse

Article réservé à nos abonnés Contrôle de la passivité et protocoles alternatifs en prothèse implanto-portée : à propos d’un cas clinique

Dans un cas particulier de prothèse implantaire, des procédures classiques et un protocole personnel intégrant des techniques alternatives ont été...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Amélioration de la communication cabinet-laboratoire-patient grâce à des maquettes imprimées transvissées

La réhabilitation implanto-portée d’un maxillaire édenté représente l’une des situations cliniques les plus exigeantes en termes de planification et de...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Communication numérique et Protocole Oral Personnalisé (POP) : vers une chirurgie dentaire collaborative et prédictive

Introduction Grâce aux outils numériques, les interactions entre chirurgiens-dentistes, prothésistes et patients deviennent plus rapides, plus fluides et surtout plus...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Bridge cantilever antérieur : concept du « no-prep »

À propos d’un cas clinique Le remplacement d’une dent antérieure absente (ou en devenir) représente un défi thérapeutique associant exigences...
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Bridges collés cantilevers postérieurs en céramique (BCCPs). Indications actuelles illustrées par trois cas cliniques fréquents

Le bridge collé cantilever postérieur en céramique mono-ailette (BCCP) est une thérapeutique d’apparition récente dans la littérature nationale et internationale....
Prothèse

Article réservé à nos abonnés Facettes « no-prep » : du disilicate à la zircone, vers une sélection raisonnée du matériau

Pendant de nombreuses années, les vitrocéramiques ont occupé une place de référence dans les restaurations indirectes antérieures, en raison de...