Dans un cas particulier de prothèse implantaire, des procédures classiques et un protocole personnel intégrant des techniques alternatives ont été utilisés. Cette solution prothétique alternative permet de contrôler la passivité de la suprastructure grâce au fraisage des piliers implantaires et à l’utilisation de couronnes intermédiaires galvanisées en or (Auro-Galvano-Crown, AGC).
Modèle implantaire
Le maître-modèle en prothèse implantaire doit présenter des caractéristiques essentielles :
- Permettre la réalisation des différentes étapes : wax-up diagnostique, restaurations provisoires, conception et validation de l’infrastructure, ainsi que phases de stratification esthétique.
- Intégrer la gestion des espaces et formes prophylactiques nécessaires à une hygiène optimale.
- Assurer une précision extrême pour contrôler la passivité de la suprastructure, même si l’on sait que la passivité idéale s’obtient par un assemblage direct en bouche.
- Reproduire fidèlement le profil d’émergence afin de contrôler l’ajustage prothétique et la compression gingivale, en particulier dans les cas d’implants sous-gingivaux ou inclinés.
- Être composé d’un matériau avec une grande résistance mécanique et thermique afin de supporter les multiples manipulations, nettoyages et essais.
Pour ces différentes raisons, la résine polyuréthane est préférée au plâtre.
La première empreinte (fig. 1a), réalisée avec les transferts en place, sert à confectionner un porte-empreinte individuel. Le modèle préparé doit laisser l’espace adéquat pour le matériau d’empreinte, et une boîte est créée pour stabiliser les transferts avec du plâtre (fig.1b, c). La présence exclusive d’implants simplifie cette étape et offre au clinicien un contrôle accru.
Une fois l’empreinte définitive prise et traitée (fig. 1d-f), les analogues sont vissés…





