Le bridge collé cantilever postérieur en céramique mono-ailette (BCCP) est une thérapeutique d’apparition récente dans la littérature nationale et internationale. L’équipe de Matthias Kern [1-5] et la nôtre [6-9] sont celles ayant le plus publié sur cette thématique à l’international, bien que d’autres aient également publié sur ce sujet, avec divers matériaux ou divers designs [10-13]. Malgré cette apparition très contemporaine dans les débats, les études cliniques, bien qu’à effectifs réduits et avec des limites évidentes, ne sont pas absentes sur l’option mono-ailette en zircone pour réaliser des BCCPs [3, 4, 10]. Toutes s’accordent sur le fait que cette thérapeutique peut amener à des taux de succès et de survie cliniques très intéressants à court et moyen terme, notamment lorsque le recours à l’implantologie n’est pas souhaitable (ou pas souhaitée par le patient) pour le remplacement d’une dent unitaire [3, 4, 10]. Dans l’état actuel des connaissances, les premières indications cliniques ont récemment été proposées [7] et la littérature nationale est également largement abondante d’explications, de recommandations ou encore de rapports de cas [14-17].
L’objectif de cet article est donc d’offrir une synthèse pratique des 10 indications actuellement les plus importantes avant la réalisation d’un bridge collé cantilever postérieur. Ces indications seront illustrées par 3 cas cliniques parmi les plus fréquents que nous avons à traiter au quotidien : le remplacement d’une prémolaire en extension distale avec appui sur canine, le remplacement d’une 1reprémolaire avec appui sur la 2e prémolaire, et le remplacement d’une 1remolaire avec appui sur la 2emolaire. Ces cas permettent de décrire les préparations spécifiques des canines, prémolaires et molaires supports, tout en soulignant l’importance d’une indication raisonnée et d’une exécution clinique rigoureuse.