L'Information Dentaire n°35 - 16 octobre 2019

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Description

ÉditorialMédecine bucco-dentaire…
Michel Bartala

Revue de presse – Mesures d’hygiène et prothèses amovibles en résine –   Lire >>
Société Française de Chirurgie Orale
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Edito

Médecine bucco-dentaire…

Docteur j’ai mal, aidez-moi ! » Personnellement, je n’ai jamais entendu cet appel à l’aide exprimé de façon aussi claire par un patient. En revanche, il doit tourner dans l’esprit de nombre des visiteurs de nos cabinets. Les soignants que nous sommes doivent percevoir ce message souvent subliminal. Il doit être capté, interprété et, surtout, considéré. L’empathie me semble en effet le premier signe de la prise en compte des demandes du patient, de la reconnaissance de ses problèmes de santé. Cette empathie est un élément essentiel dans la relation patient-praticien, celui sur lequel se construit la confiance. Être entendu, mais, surtout, écouté, est pour beaucoup un prérequis indispensable pour s’engager dans un processus thérapeutique.

La compétence technique, analytique, souvent ne suffit pas pour rassurer une personne malade, voire pour la soigner. Dans un article que j’ai lu récemment (sans lien avec l’histoire de notre métier), notre profession était qualifiée d’« art dentaire ». Abandonnons cette dénomination qui, si elle fait vibrer la corde « artistique » de nombre d’entre nous, raye totalement l’implication médicale de nos thérapeutiques. Nous ne sommes pas que des sculpteurs de dents. Nous traitons des patients. Ainsi, comme vous le lirez dans ce numéro, notre engagement thérapeutique peut soulager des patients souffrant d’acouphènes liés à des pathologies des articulations temporo-mandibulaires. De même, dans le cas de bruxisme nocturne, notre action ne doit pas se réduire à la seule reconstitution des surfaces dentaires altérées et à l’élaboration d’une gouttière de protection. Cette pathologie peut constituer un signe de stress, de mal-être, voire de syndrome d’apnée du sommeil. Dans ces pathologies, notre action doit donc se faire en coordination avec des médecins spécialistes du sommeil et du stress.

L’affirmation de nos compétences médicales nous valorisera dans la reconnaissance de notre action en santé publique. Savoir entendre, repérer une demande d’aide, fait partie de nos compétences pour traiter des pathologies bucco-dentaires, mais aussi pour dépister des maltraitances. Pour cela, continuons à nous former, pour rester à l’écoute et attentifs.

Michel Bartala, Rédacteur en chef