Accès aux études de santé : une licence « orientée santé » prévue pour la rentrée 2027

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La réforme de la première année d’accès aux études de santé doit entrer en vigueur à la rentrée universitaire 2027 avec la création d’une licence « orientée santé » ouvrant l’accès aux études de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie, ont annoncé, le 17 avril la ministre de la santé, Stéphanie Rist, et le ministre de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste.

Cette évolution entend mettre fin au système PASS/LAS instauré en 2020 et répondre aux critiques  de complexité, d’hétérogénéité territoriale et d’absence de lisibilité formulées depuis plusieurs années à son encontre.

La future première année reposera sur une licence structurée en trois blocs d’enseignement : un bloc « santé » (24 à 30 ECTS), commun aux cinq filières accessibles – médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie – avec un programme recentré sur les connaissances essentielles ; un bloc « disciplinaire » (24 à 30 ECTS), correspondant à une licence spécifique (biologie, droit, sciences humaines, soins infirmiers, etc.) ; et un bloc transversal (6 à 12 ECTS) dédié notamment aux compétences psychosociales, à la communication, à l’éthique et aux sciences humaines et sociales.

Deux candidatures seront possibles, à l’issue de la première ou de la deuxième année de licence, sous réserve d’avoir validé les blocs « santé » et « disciplinaire ».

Epreuves orales supprimées

Le redoublement sera autorisé une fois, dans des conditions encadrées. L’objectif affiché est de mettre fin aux « années sacrifiées » et au caractère couperet de la sélection en première année. L’ensemble des enseignements et des disciplines sera pris en compte pour le classement et l’interclassement, un travail technique restant à conduire sur la pondération des notes. Les épreuves orales de second groupe seront supprimées.

Stéphanie Rist a défendu les objectifs de « plus de clarté, de plus d’équité, de plus d’accompagnement ». « Nous serons très vigilants à ne pas mettre les universités en difficulté, à ne pas dégrader la qualité de la formation et de l’encadrement des étudiants », a‑t‑elle précisé.

Afin de répondre aux difficultés propres à la pharmacie, une expérimentation optionnelle est également prévue «permettant de réserver quelques places à des étudiants qui souhaitent s’orienter uniquement en pharmacie », a indiqué Stéphanie Rist, en précisant qu’ils devront répondre aux mêmes conditions de réussite que les autres.

La mise en œuvre de la réforme doit encore être précisée par voie réglementaire, dans un contexte de fortes attentes des universités et des étudiants.

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