Nous avons amorti la moitié de notre dette sociale

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Fin 2017, sur les 209 milliards d’euros de dette sociale repris depuis 1996 par la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES), 139,5 milliards ont déjà été amortis, soit « plus de la moitié de la dette sociale, et nous pouvons garantir une réussite sans faille de notre mission jusqu’à l’extinction probable de la CADES en 2024 », se félicite l’organisme dans un communiqué du 12 décembre. Créée en 1996, la CADES prend à sa charge la dette produite par le régime général de la protection sociale, notamment par l’assurance maladie.
 
Elle est chargée de l’amortir, c’est-à-dire de la faire disparaître en la remboursant et en la finançant. Pour cela, elle convertit cette dette souveraine (garantie par l’Etat français) en obligations de moyen et long terme achetables (parfois en dollars) par les grands investisseurs internationaux (Etats, banques…).
 
En 2017, elle a ainsi émis 37 milliards d’euros de dette. Ces emprunts s’inscrivent dans le cadre d’un programme de financement annuel défini chaque début d’année à la suite du vote au Parlement de la Loi sur le financement de la Sécurité sociale (LFSS). Pour se financer et verser leurs intérêts aux investisseurs, la CADES se voit attribuer tous les ans par le Parlement des ressources financières : une partie de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale), de la CSG, des prélèvements sociaux sur les revenus du capital (assurances vie) et des versements du fonds de réserve des retraites. « Chaque emprunt se caractérise par une forte demande des investisseurs permettant de constituer un livre d’ordre, généralement en quelques heures seulement, et mobilisant jusqu’à plus de 60 investisseurs institutionnels de toutes provenances géographiques, en particulier d’Asie-Pacifique, d’Europe et des Amériques », détaille la CADES. En 2017, elle a versé 2,2 milliards d’euros d’intérêts aux investisseurs et amorti 14,8 milliards d’euros de dette sociale supplémentaire.

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