Malgré une perception globalement positive de leur état psychologique, les dirigeants de très petites et moyennes entreprises (TPE-PME) demeurent fortement exposés au stress.
Selon le premier baromètre d’AG2R La Mondiale, réalisé avec l’Alliance pour la santé mentale et publié le 9 septembre, 86 % des dirigeants se déclarent en bonne santé mentale, mais 64 % indiquent connaître des périodes de stress intense au travail, dont 17 % quotidiennement. Les difficultés sont avant tout liées à la conduite de l’entreprise.
La situation économique est citée comme première source de stress par 54 % des répondants, devant l’accumulation des délais et des urgences (52 %). À ces contraintes s’ajoute un sentiment d’isolement : 39 % des dirigeants estiment que la solitude constitue un problème fréquent ou occasionnel.
Impossibilité d’être remplacé
Cette pression se traduit par une difficulté à interrompre son activité. Plus d’un dirigeant sur deux (56 %) considère qu’une absence de quelques jours aurait des conséquences pour son entreprise. Dans ce contexte, 42 % déclarent avoir déjà continué à travailler alors qu’ils estimaient devoir s’arrêter.
L’impossibilité d’être remplacé (46 %) et les risques financiers liés à une absence (31 %) figurent parmi les principales raisons invoquées.
L’étude souligne également que la santé mentale reste un sujet difficile à aborder. Pour 41 % des dirigeants, leur statut même constitue un frein à l’expression de leurs difficultés psychologiques.
Près de la moitié des répondants (48 %) souhaitent disposer d’outils pratiques directement mobilisables pour mieux prévenir les risques psychosociaux.
L’enquête a été menée en juillet 2026 auprès de 307 dirigeants de TPE-PME
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