Ergonomie de l’orthodontiste : le point de vue du kiné

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°3 - 15 juin 2024 (page 62-67)
Information dentaire

Être bien installé dans son poste de travail, pour bien traiter ses patients.

Les évidences sont là. Il est incontournable d’avoir un savoir et une pratique irréprochables pour traiter vos patients. Et il est nécessaire d’être bien installé pour pouvoir pratiquer en sécurité.

Les troubles musculosquelettiques (TMS) peuvent affecter la santé des soignants, que ce soit des rachialgies ou des radiculalgies périphériques, comme le syndrome du canal carpien.

La prévention de ces symptômes se fait par une analyse ergonomique du poste de travail et par une gymnastique préventive de mobilité du rachis, de la ceinture scapulaire et des membres.

Le poste de travail : les clés

  • Un bon éclairage
  • Tout le matériel à portée de main
  • Une circulation aisée autour du fauteuil
  • Un siège correctement réglé, avec assise confortable et appui bipodal au sol, dossier ?

Le siège du praticien doit permettre de s’approcher suffisamment du fauteuil patient, afin de ne pas engager une flexion cervicale excessive pour améliorer son visuel.

Toute interposition de la tête du praticien gênera en effet un bon éclairage du site de soins.

La hauteur de votre siège se calcule afin d’avoir les deux pieds au sol (fig. 1).

On respecte un angle lombo-pelvien ouvert, à 120° maximum, avec une assise stable, qui permet de translater le poids vers un pied ou l’autre. On est donc avec un appui tripode (des fessiers et des deux pieds). Mais attention, un angle trop fermé à 90° va imposer une cyphose lombaire, défavorable (fig. 2).

La lordose lombaire associée à une cyphose dorsale modérée, physiologique, est préférable à une grande cyphose dorso-lombaire. C’est la position de moindre coût énergétique des muscles rachidiens.

On garde aussi une verticalité relative (fig. 3), pour éviter un recrutement majoré des muscles extenseurs (postérieurs) du rachis. Autrement dit…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

ODF

Article réservé à nos abonnés Rayons X – Odontome

QUIZ 1 : Que voyez-vous de particulier sur cette radiographie panoramique ? QUIZ 2 : Si vous envisagez un examen complémentaire,...
ODF

Article réservé à nos abonnés Le laser diode et les canines palatines incluses. De la fenestration à la photobiomodulation

En orthodontie, la chirurgie gingivale est souvent nécessaire pour des raisons fonctionnelles et esthétiques. Les canines peuvent nécessiter une exposition...
ODF

Article réservé à nos abonnés Agir tôt pour bien grandir : la place de l’orthodontie dans l’enfance

Séance plénière Conférencière : Pr Carole CHARAVET Spécialiste qualifiée en Orthopédie dento-faciale Cas cliniques Ventilation orale et troubles respiratoires obstructifs...
ODF

Article réservé à nos abonnés Robots plieurs de fils de contention

La phase de contention est aujourd’hui reconnue comme une étape thérapeutique à part entière du traitement orthodontique. Elle engage la...
ODF

Article réservé à nos abonnés Photobiomodulation par appareils à LED (ATP38®) et par lasers à diode en orthodontie et en chirurgie orthognathique : faut-il s’équiper ?

L’évolution des thérapeutiques orthodontiques et chirurgicales s’accompagne d’un intérêt croissant pour les approches visant à accélérer les processus biologiques, tout...
ODF

Article réservé à nos abonnés La télésurveillance des traitements orthodontiques à l’ère de l’intelligence artificielle

L’orthodontie traditionnelle repose sur des contrôles périodiques en cabinet afin de suivre l’évolution des traitements orthodontiques et d’activer les dispositifs...