Anesthésie locale
La première étape du traitement est l’anesthésie qui doit être profonde et participer à l’hémostase peropératoire. L’articaïne 4 % avec 1/100 000 d’adrénaline ou la lidocaïne avec 1/50 000 d’adrénaline sont deux solutions pour lesquelles la durée et l’intensité sont adaptées à la microchirurgie endodontique [6, 7]. De plus, l’adrénaline qu’elles contiennent induit une hémostase par vasoconstriction.
Lambeau
Le lambeau muco-périosté choisi doit permettre la visualisation complète de la lésion, pouvoir être suturé berge à berge et être soutenu par une surface osseuse, pour une cicatrisation de première intention. Le type de lambeau et son étendue sont principalement fonction de la taille de la lésion à énucléer.
Le lambeau le plus utilisé en microchirurgie endodontique est le lambeau triangulaire de pleine épaisseur composé de deux incisions : l’une intra-sulculaire et l’autre de décharge verticale [8] (fig. 5a). L’incision intra-sulculaire est réalisée à l’aide d’une lame 15C ou d’une microlame MB69, au contact de l’os et de la dent (fig. 5b). Elle s’étend au minimum à une dent en mésial et en distal de la dent à traiter (un peu plus si la taille de la lésion le nécessite ou s’il faut tenir compte d’une structure anatomique comme le foramen mentonnier).
L’incision de décharge est réalisée à la lame 15 ou 15C, au contact de l’os (fig. 5c). Elle est verticale pour être parallèle aux vaisseaux sanguins sous-muqueux, limiter le saignement et préserver au mieux la vascularisation du lambeau. Sur les deux derniers millimètres coronaires, l’incision de décharge est angulée pour devenir perpendiculaire à la tangente du collet de la dent. Ceci permet une cicatrisation optimale des tissus.
Le lambeau triangulaire…














